Gowan: le retour de l'étrange animal

«La dernière fois que je suis venu à...

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«La dernière fois que je suis venu à Québec, c'était au Festival d'été, en 2009, et c'était la plus grande foule de Styx à vie. Quelque 78 000 personnes étaient là, et la plupart chantaient «A Criminal Mind». Si seulement le 10e de ces personnes viennent au Palais Montcalm, ça fera du bruit!»

Depuis la fin des années 90, le nom de Gowan est devenu synonyme de Styx, la formation de rock progressif, où il assure le chant et les claviers. Mais à une certaine époque, c'est sous son propre nom que le sympathique Canadien trônait au sommet des palmarès avec ses A Criminal Mind, Moonlight Desires et autres All the Lovers in the World. C'est ce répertoire qu'il célébrera le 18 mars, au Palais Montcalm, à l'occasion des 25 ans de l'album Strange Animal.

Q Cette minitournée canadienne a débuté l'an dernier. Vous avez repris goût aux concerts solos?

R L'année dernière marquait les 25 ans de Strange Animal et pour célébrer, j'ai réuni une partie de mon groupe des années 80 : mon frère Terry à la basse et Peter Nunn aux claviers. J'ai ajouté le batteur de Styx, Todd Sucherman, sa femme, Taylor, qui chante avec Brian Wilson depuis 12 ans, ainsi qu'un jeune guitariste de Toronto, Danny J. On a joué et ç'a tellement bien été que j'ai dit à mon gérant : «Tu dois nous prévoir d'autres dates en 2011» et nous voilà.

Q Vous avez lancé Return of the Strange Animal, qui est plus qu'une édition remastérisée de Strange Animal, avec sa nouvelle pochette, ses documentaires et ses pièces supplémentaires. Qu'est-ce qui a motivé cette approche?

R Je trouvais qu'il y avait beaucoup d'éléments par rapport à cet album qui demeuraient ignorés et que bien des fans de Styx voulaient savoir. Ils n'a-vaient pas vu les vidéos et n'étaient pas au courant de l'histoire en arrière de tout ça, alors j'ai ajouté un DVD, qui réunissait les vidéos et j'ai ajouté un documentaire. Il faut se rappeler qu'on a enregistré ça à Tittenhurst Park, qui était la demeure de Ringo Starr à l'époque. C'est aussi là que John Lennon a enregistré Imagine. Donc, Strange Animal a été créé sur les mêmes instruments, le même piano que John Lennon...

Q Vous aviez porté beaucoup d'attention à la dimension visuelle de Strange Animal. Ça été l'une des clés du succès?

R C'était la pièce la plus importante du casse-tête. Dans les années 80, si votre musique n'était pas à la télé, personne ne l'écoutait. Quand j'ai terminé l'album Strange Animal et que je l'ai amené d'Angleterre, CBS était très emballé. Le président du label, Bernie Di Matteo, m'a appelé et il voulait que je fasse de bonnes vidéos. Il m'a donné un budget important. À l'époque, je crois que c'était plus de 70 000 $ uniquement pour la vidéo de A Criminal Mind. Pour moi, c'était incroyable, mais il croyait vraiment que ça pourrait marcher. Alors, j'ai impliqué des gens à l'animation, j'ai écrit la ligne directrice, j'ai trouvé un réalisateur et j'ai créé le personnage de Strange Animal. Même si ces vidéos ont l'air datées aujourd'hui - elles avaient déjà l'air datées dans les années 90 - ils étaient à l'avant-garde dans les années 80.­

Q À bien des égards, cet album semble avoir été un canevas pour ce qui a suivi : à partir de là, vous avez toujours travaillé en studio avec le bassiste Tony Levin (Peter Gabriel, King Crimson) et le batteur Jerry Marotta (Peter Gabriel), notamment...

R Travailler avec eux a tout changé. Sur l'album suivant, j'ai collaboré avec Jon Anderson, puis avec Alex Lifeson de Rush, puis avec Robert Fripp. Toutes ces idoles du progressif ont participé, et ç'a été une manière de célébrer leur influence.

Q Êtes-vous déçu que les albums Great Dirty World et Lost Brotherhood, même s'ils étaient très solides, n'aient pas eu le même rayonnement?

R Oui, en particulier avec Lost Brotherhood. Ça tenait beaucoup à la manière dont l'industrie de la musique fonctionnait alors. Je ne parvenais pas à avoir une parution aux États-Unis, peu importent combien d'albums je pouvais vendre au Canada, car une portion de CBS voulait être vendue à Sony, l'autre était concentrée sur la musique country... Cela dit, Lost Brotherhood a été disque d'or et ç'a été une tournée très réussie.

Q En vous replongeant dans votre vieux répertoire, qu'avez-vous découvert?

R Il y avait certaines pièces que je ne voulais pas jouer comme Desperate, Guerilla Solider, qui avait pourtant été un simple, ou encore Awake the Giant, mais aussitôt qu'on a commencé à répéter, elles ne semblaient plus vieilles. [...] On dirait que ça s'est séparé du reste qui a mal vieilli, comme les coiffures ou les vêtements!

Vous voulez y aller?

QUI : Gowan

QUAND : 18 mars, à 20h

: Palais Montcalm

BILLETS : 42,50 $ (16,30 $ pour les 30 ans et moins)

TÉL. : 418 641-6040

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