«Après 20 ans à chorégraphier de grands spectacles, il y a encore beaucoup de gens, y compris des artistes, qui me demandent ce que je fais dans le métier!» s'étonne-t-elle, sans se vexer.
Geneviève Dorion-Coupal est de l'aventure Elvis Story depuis le début. Et à chaque nouvelle incarnation d'Elvis, elle a la mission d'adapter la chorégraphie à celui qui personnifie le «King». Cette fois, elle a travaillé avec Brandon Bennett, un Louisianais qui imite Presley à la perfection depuis belle lurette. Mais entre le one-man show de Bennett et le gros show du Capitole, il y avait toute une adaptation à faire.
«Il fallait le mettre dans les souliers de notre Elvis, tout en mettant à profit son style et ses atouts. Comme il est très fort vocalement et que sa voix est vraiment proche de celle de son idole, nous avons favorisé l'aspect musical sans forcer le mouvement, alors que chez l'un de ses prédécesseurs, il fallait accentuer la chorégraphie pour renforcer le personnage d'Elvis», explique Geneviève Dorion-Coupal, qui travaille main dans la main avec le metteur en scène Yves Aucoin.
Brandon Bennett est tellement à l'aise dans le répertoire «elvisien» qu'on a décidé d'allonger le medley de la production précédente, question de mettre davantage en évidence les talents d'imitateur du Louisianais.
«Il fallait souligner cette année par d'importants changements, question d'étonner les nombreux fans d'Elvis Story. Par exemple, on a mis de la vie dans la partie biographique en remplaçant les vidéos par le jeu live d'un acteur. Pour moi, Elvis Story est un beau terrain de jeu!» s'exclame la chorégraphe, qui s'amuse à beaucoup d'autres jeux.
Sans le savoir, vous avez vu le travail de Geneviève Dorion-Coupal dans Love, la production du Cirque du Soleil inspirée des Beatles, Les Misérables, Joe Dassin, Génération Motown, Night Fever, Dalida et la comédie musicale Chicago. Vous ne le saviez peut-être pas non plus, mais c'est elle qui a chorégraphié le spectacle québécois aux Jeux olympiques de Vancouver.
Cet été, à Québec, elle réussit à faire bouger Johnny Cash, The Man in Black, et règle les ébats du Big Bazar, dans l'esprit du Michel Fugain des belles années. Après les FrancoFolies, le spectacle revient à Québec, à la salle Albert-Rousseau, du 31 août au 2?septembre, dans le cours d'une tournée québécoise.
«J'ai vu le Big Bazar original à Québec, au début des années 70, et je l'ai tellement aimé que c'est une de raisons qui m'ont amené à embrasser ce métier. Loin de moi l'idée de changer l'esprit du Big Bazar! Dans cette version 2010, il n'y a pas de trucs technos, pas de lasers, pas de rock and roll, mais de la simplicité volontaire!»