Bienvenue dans le fuseau horaire d'Axl Rose

Axl et son band ont finalement fait leur... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Axl et son band ont finalement fait leur entrée avec la pièce-titre de Chinese Democracy à 23h15, dans une pétarade d'effets spéciaux.

Le Soleil, Steve Deschênes

(Québec) On le sait, la ponctualité n'est pas le fort d'Axl Rose. Durant la présente tournée de son groupe, Montréal a patienté une petite heure avant que le chanteur ne fasse son entrée sur scène. Ottawa? Deux heures. Québec s'en sera tiré avec 1h55, lundi, au Colisée.

Oui, il faut être un fan patient, maso ou sacrément fidèle pour pouvoir apprécier Guns N' Roses en spectacle. Faut également être prévoyant : l'équipe technique, à la régie, passait le temps en se lançant un ballon de football. Dans la foule, on utilisait son iPhone pour s'amuser avec un quelconque jeu vidéo, quand on ne sirotait pas une énième bière...

Officiellement, la formation américaine était attendue pour 21h20; officieusement, pour 22h20. Alors à partir de 22h45, la foule a commencé à crier et à faire la vague. En vain. À 23h05, les huées ont commencé. La consolation? Une grosse récompense au bout de l'attente : pas moins de trois heures de show, selon ce qu'on sait des autres concerts. Ils étaient donc 6500, selon le promoteur, à s'être mis sur le même fuseau horaire qu'Axl Rose.

Six mille cinq cents, c'est 2500 de moins qu'au précédent passage du band. Peut-être que le parterre, à peine rempli au quart, a joué sur la motivation de l'excentrique chanteur. Le groupe a finalement fait son entrée avec la pièce-titre de Chinese Democracy à 23h15, dans une pétarade d'effets spéciaux.

Heure de tombée oblige, impossible de vous servir une critique digne de ce nom dans le journal aujourd'hui. Faudra aller surfer dans le blogue des Arts pour la lire.

L'ami Bach

Sebastian Bach, bon ami d'Axl Rose, s'est chargé de chauffer les planches pour Guns. Ce serait faux de dire que l'ancienne voix de Skid Row a impressionné. S'il paraît dans une excellente forme physique et qu'il met beaucoup d'énergie, son répertoire est quelconque, ralliant tous les clichés du rock lourd américain : excès de cris suraigus, musiciens qui tapissent plus que le client en demande, solos de guitares carburant au nombre de notes plutôt qu'à la mélodie, poses macho, etc. Franchement, c'était tout sauf mémorable, d'autant que Bach, maniéré au possible, tombait souvent à côté des notes. Il a compensé en faisant tout pour attirer l'attention du public, s'efforçant de parler - ou plutôt de crier - en français, même si on était loin de tout comprendre...

La foule, indulgente, a apprécié la reprise de vieux titres de Skid Row. Le plus intéressant était cependant la présence du jeune guitariste Nick Sterling qui, du haut de ses 19 ans, étonnait avec son approche bluesy. D'ailleurs, les rares pièces aux racines blues auront mieux fonctionné.

Sympathique Danko

La soirée s'est amorcée avec le trio Danko Jones. La formation torontoise avait une tâche pour le moins ingrate : mettre dans le bain une foule clairsemée, plusieurs heures avant qu'Axl ne fasse son arrivée... Avec ses riffs évoquant AC/DC, beaucoup d'attitude et un indéniable charisme, le leader et guitariste qui donne son nom au trio a fait un excellent boulot. Qui plus est, la troupe, contrairement à celle de Bach, était servie par une excellente sono. Une performance honnête qui, peu à peu, aura gagné la foule. Sympathique.

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