Bibliothèque de Québec: le virage virtuel s'accélère

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(Québec) Treize bibliothèques de la Ville de Québec sur 24 verront leurs heures d'ouverture augmenter. Au total, près de 100 heures s'ajouteront dès la semaine prochaine dans les différents établissements. Les biblios prennent aussi le virage virtuel avec la promesse de faire passer de 2000 à 30 000 titres le nombre de livres numériques d'ici 2020.

Lundi, la conseillère responsable du dossier des bibliothèques,... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 1.0

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Lundi, la conseillère responsable du dossier des bibliothèques, Julie Lemieux, a dévoilé la «vision» de l'administration Labeaume pour la Bibliothèque de Québec, en compagnie de Rhonda Rioux, directrice du Service de la culture de la Ville de Québec, et de Mylène Gauthier, conseillère culture et bibliothèques, elle aussi du Service de la culture.

Le Soleil, Erick Labbé

Il s'agit de deux des principales mesures à court terme contenues dans la «vision» de l'administration Labeaume pour la Bibliothèque de Québec, dévoilée lundi après-midi à l'hôtel de ville.

«Miser sur l'audace et l'innovation» fait aussi partie des engagements de la Ville qui souhaite acquérir d'ici sept ans 15 fois plus de livres numériques que les 2000 actuellement disponibles dans son réseau.

«On veut être un modèle», a indiqué Julie Lemieux, la conseillère responsable du dossier des bibliothèques. «On est la capitale de la francophonie en Amérique du Nord et on veut que ça paraisse.»

Ces sept prochaines années, la Ville veut faire passer le pourcentage d'abonnés de 33 % à 40 %. Actuellement, les 24 succursales comptent 169 964 utilisateurs. Des abonnés qui seront d'ailleurs de plus en plus appelés à enregistrer leurs locations de livres eux-mêmes. Présentement, entre 40 % et 60 % des prêts se font avec des bornes de libre-service. La Ville souhaite faire grimper cette moyenne à 60 % pour l'ensemble du réseau.

Lieux physiques malgré le numérique

À l'heure du numérique, on pourrait penser que la bibliothèque entre quatre murs est vouée à la disparition. Au contraire, réplique Julie Lemieux.

«On prend le pari que les citoyens vont toujours avoir besoin d'un lieu pour se regrouper. Les gens vont au théâtre, ils ne restent pas juste devant la télévision. La bibliothèque, c'est la même chose», a-t-elle illustré. «Mais pour ça, il faut que les lieux soient attrayants.»

La Ville dit ainsi vouloir profiter de l'arrivée du numérique pour donner plus d'espaces communs de lecture, de travail ou de jeux. «Avant, 70 % de l'espace était alloué aux collections et 30 % aux usagers. On veut l'inverse.»

L'élue souhaiterait par exemple voir tous les établissements dotés d'un café.

D'ici 2020, la Ville rénovera ses bibliothèques au coût de 2,1 millions $. Pas toujours de gros changements, mais un certain rafraîchissement, dit-elle. «On va faire une opération de home-staging, a illustré Mme Lemieux. Ce peut être seulement de changer le mobilier ou la couleur des murs.»

La conférence de presse de lundi a aussi réitéré le statut de la bibliothèque Gabrielle-Roy, comme établissement «phare», avec un investissement de 40 millions $ dès que l'épineuse question de la propriété sera réglée avec la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Diverses bibliothèques ont servi d'inspiration pour la «vision» présentée lundi. Il s'agit notamment du Idea Stores de Londres, pour sa diversité de services socioculturels accessibles sept jours sur sept. Les bibliothèques d'Amsterdam et Delft en Hollande ont aussi gagné l'intérêt en raison de leur aménagement intérieur et de leur mobilier design.

La médiatèque de Montpellier, l'un des établissements que Julie Lemieux a visités lors d'une mission de 15 jours en France en mai 2011, a aussi été citée en exemple.

Négos avec la CSQ: «On veut vraiment que ça débloque»

La Ville de Québec a plus que jamais hâte que se règle le complexe dossier de la propriété de Place Jacques-Cartier pour aller de l'avant avec l'agrandissement et la rénovation de la bibliothèque Gabrielle-Roy. «C'est un spaghetti de droits de propriété», a illustré la conseillère Julie Lemieux. «Mais nous, on travaille déjà sur les plans.»

La Ville prévoit investir 40 millions $ dans cette succursale névralgique alors que la construction d'une tour de commerces et d'habitation a été confiée à la Centrale des syndicats du Québec, copropriétaire du terrain.

Même si une entente de principe a été signée en juin entre le maire Régis Labeaume et le président de la CSQ de l'époque, Réjean Parent, le dossier avance encore trop lentement au goût de la Ville. «Il y avait eu une entente pour négocier, mais il n'y a pas encore d'entente finale. Mais on veut vraiment que ça débloque rapidement», a conclu Mme Lemieux.

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