Et c'est Jean-François Chassay, professeur à l'Université du Québec à Montréal et spécialiste de littérature américaine, qui agira à tire de conseiller littéraire.
Pourquoi Isaac Asimov? Parce que l'année 2012 marquera le 20e anniversaire de sa mort et que, influencés par le calendrier maya, bien des gens croient que la fin du monde aura lieu le 21 décembre 2012, à 6h11 précises.
Né en Russie mais grandi à Brooklyn dès l'âge de trois ans, Isaac Asimov est un écrivain central de la culture populaire du XXe siècle. Il définissait la science-fiction «comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie».
Titulaire d'un doctorat en biochimie, Isaac Asimov s'était intéressé très tôt aux rapports entre la science et la littérature, la science et la culture. La littérature lui était alors apparue comme une excellente façon de combattre l'obscurantisme et l'ignorance.
Son oeuvre est gigantesque : si lui-même revendiquait 468 titres, le biographe Edwar Seiler en a répertorié 506. Et ce, sans compter quelque 1600 chroniques et 500 nouvelles.
Celui qui se faisait appeler le «Bon docteur» a notamment inventé le mot robotique.
Que lire d'Isaac Asimov pour se mettre dans l'ambiance de la prochaine édition de Québec en toutes lettres? Deux ou trois suggestions : Les Cavernes d'acier (Gallimard), Face aux feux du soleil (Satellite) et, surtout, Fondation (Gallimard).
Le bilan
Consacrée à Réjean Ducharme, du 13 au 23 octobre, la deuxième édition de Québec en toutes lettres a attiré plus de 14 000 personnes. Au total, ce festival littéraire a présenté 63 activités dans plus de 40 lieux et mobilisé 231 écrivains et artistes d'ici et de l'étranger.
Ce festival a pu avoir lieu grâce au dévouement d'une cinquantaine de bénévoles et d'une centaine de partenaires financiers, de services ou de programmation. Sans oublier une subvention de 250 000 $ en provenance de la Ville de Québec.
Lors du vernissage de l'exposition Gallimard 1911-2011 : un siècle d'édition, Réjean Ducharme était représenté par sa conjointe Claire Richard. À cette occasion, elle a lu un texte écrit la nuit précédente par son mari. Dans lequel il disait : «Et tant mieux après tout si au lieu d'un bilan sur moi on a un faible pour moi. C'est la justice que je préfère.»