Bientôt, dans une bibliothèque près de chez vous: le livre chronodégradable

Le Soleil

(Québec) La réalité est en train de rejoindre la fiction.

Fin janvier, début février au plus tard, la bibliothèque Gabrielle-Roy permettra à ses lecteurs d'obtenir la version électronique d'un livre afin de pouvoir la lire sur un iPad, un ordinateur ou une liseuse.

Au bout de trois semaines, cette version électronique s'autodétruira!

Il va sans dire que cette autodestruction ne sera pas aussi spectaculaire que dans la série télévisée Mission impossible. Mais l'esprit, lui, y sera.

Cette information a été confirmée au Soleil par un responsable de De Marque, M. Clément Laberge.

Depuis plusieurs mois, les bibliothèques canadiennes et américaines permettent à leurs abonnés d'emprunter la version électronique d'un livre. À partir du mois d'avril, les bibliothèques québécoises en feront autant.

D'ici là, quatre ou cinq bibliothèques testeront le système en collaboration avec leurs fournisseurs - c'est-à-dire les librairies agréées - et l'entrepôt du livre électronique De Marque.

Ce projet-pilote impliquera la bibliothèque Gabrielle-Roy, la Grande Bibliothèque de Montréal, les bibliothèques municipales de Montréal et de Brossard, et le Centre régional de services aux bibliothèques publiques.

Cette phase, explique M. Laberge, permettra de valider le processus d'acquisition des livres numérique par les bibliothèques auprès des librairies agréées, et le processus de prêt auprès des usagers.

Concrètement, les usagers devront s'identifier sur le site web de leur bibliothèque et mentionner le livre qu'ils veulent emprunter en version numérique. Ils recevront alors un courriel leur permettant de télécharger ce livre sur le support de leur choix.

Ces versions électroniques seront protégées par un verrou numérique afin d'empêcher leur duplication.

En réalité, l'usager n'empruntera plus un livre mais un «droit de lecture». Et ce droit sera limité dans le temps.

En effet, explique M. Laberge, «les fichiers de prêt sont des fichiers dits "chronodégradables". Ils sont fonctionnels trois semaines, après quoi l'usager n'y aura plus accès».

Si ce système fonctionne déjà au Canada et aux États-Unis, pourquoi le Québec est-il en retard? À cause d'une réglementation qui existe au Québec mais pas ailleurs.

Chez nos voisins de langue anglaise, les bibliothèques publiques font affaire directement avec les éditeurs et les grossistes. Au Québec, les acheteurs institutionnels, notamment les bibliothèques publiques et scolaires, doivent se fournir auprès d'une librairie agréée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

Ici même, à Québec, ces librairies agréées sont au nombre de 24.

Dans le cas du prêt de la version électronique d'un livre, le système québécois oblige donc trois partenaires à ajuster leurs flûtes : la bibliothèque, la librairie agréée et l'entrepôt numérique.

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