Île D'Orléans: une histoire de jardin

Une exposition à Sainte-Famille et un livre publié... (Le Soleil)

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Une exposition à Sainte-Famille et un livre publié à la mi-décembreretracent l'histoire agricole de l'île d'Orléans, autrefois considérée comme le «jardin de la ville de Québec».

Le Soleil

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(Québec) Longtemps considérée comme le «jardin de la ville de Québec», l'île d'Orléans occupe une place à part dans l'histoire de l'agriculture au Québec. Et bien qu'elle ait évolué considérablement au gré des époques, cette activité demeure aujourd'hui son principal moteur économique.

Une nouvelle exposition présentée à la Maison de nos Aïeux, à Sainte-Famille, relate les temps forts de l'agriculture orléanaise. Avec Orléans gourmand : des racines à l'assiette, les visiteurs ont l'opportunité de bien comprendre à quel point le travail de la terre s'est transformé au fil du temps.

L'exposition, que Le Soleil a visitée, définit quatre grandes périodes. La première, au XVIIe siècle, est celle de l'agriculture de subsistance. Elle a pour but de nourrir la famille. Chaque agriculteur a un peu de tout : des vaches, un cochon, des poules, un potager... Il faudra attendre au XIXe siècle pour que s'opère le grand changement vers l'agriculture marchande.

À partir de ce moment, des cultivateurs commencent à se rendre à Québec pour y vendre leurs produits, alors qu'à l'inverse, des marchands de la capitale viennent sur l'île pour y faire la tournée des fermes et repartir avec des chargements de denrées, principalement des pommes de terre et des fraises. Mais il ne faut pas oublier qu'à ce moment, le pont n'existe pas, et que c'est par bateau que se font ces voyages.

L'ouverture d'un lien direct avec la terre ferme, en 1935, s'inscrit dans une mouvance d'industrialisation de l'agriculture, alors que la machinerie agricole vient peu à peu prendre la place occupée jusque-là par le cheval. Dans les années 1960, les fermiers orléanais sont les mieux équipés de la province. Le paysage se transforme, des buttes sont aplanies, les champs irrigués, et les productions se spécialisent et s'intensifient. Les fraises et les pommes sur le côté nord de l'Île, les poireaux à l'extrémité est, le blé et les élevages bovins sur le côté sud. Ce sont avant tout les caractéristiques de la terre qui orientent ces choix.

Avec le XXIe siècle, une nouvelle période s'est ouverte. C'est celle de l'agrotourisme, qui reconnecte les consommateurs aux producteurs, de la mise en valeur des produits locaux et de l'instauration d'une certification «Savoir-faire île d'Orléans». Les alcools fins, moutardes et confitures se multiplient, le livre de recettes Les producteurs toqués de l'île d'Orléans décroche le titre de meilleur livre de cuisine locale au monde, les bons restaurants mettent les produits locaux en vedette.

Bien que très modeste - elle n'occupe qu'une pièce et demie et prend moins d'une demi-heure à visiter -, l'exposition conçue par la firme Maëlstrom Créatif constitue un arrêt de choix pour qui s'intéresse à l'histoire de l'Île. Elle est toutefois interrompue pour le temps des Fêtes et ne reprendra que le lundi 11 février. Ouverture du lundi au vendredi de 10h à 16h, et à partir de la Saint-Jean-Baptiste, sept jours par semaine, de 10h à 18h. L'entrée est gratuite et la Maison de nos Aïeux possède aussi un centre de généalogie axé sur les familles souches de l'Île.

Une thèse mise à jour

Le hasard fait parfois drôlement les choses, puisqu'une autre initiative permet depuis la mi-décembre de se familiariser avec le même sujet. Il s'agit dans ce cas d'un livre de l'abbé Raymond Létourneau, qui fait une mise à jour d'une thèse écrite en 1941 par M. Gérard Godbout. Elle est publiée sous le titre L'agriculture à l'île d'Orléans en 1941 et en 2011.

Au début des années 1940, racontait le prêtre à la retraite lors d'un entretien téléphonique accordé à la mi-décembre, il y avait 354 fermes bien comptées. Depuis, la concentration a fait son oeuvre, des agriculteurs ont acheté les terres de leurs voisins. L'ancien aumônier de l'Hôtel-Dieu de Québec a parcouru l'Île d'un bout à l'autre et n'en a plus trouvé que 130.

Fier résidant de Saint-Jean, du côté sud de l'Île, Raymond Létourneau versera les revenus de la vente de son livre au manoir Mauvide-Genest, un des rares vestiges du régime seigneurial en Nouvelle-France en milieu rural. On peut se procurer l'ouvrage au manoir même, situé à Saint-Jean, ou en contactant le prêtre au 418 829-2283. Il est offert au coût de 35 $.

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