Certaines toiles présentées à la galerie lévisienne ont longtemps été gardées secrètes par la famille de l'artiste, parce qu'elles ne cadraient pas avec ce que le grand public, les collectionneurs et les institutions connaissaient du célèbre peintre, raconte Marcel Rousseau, qui jugeait que, 30 ans après le décès de son père, il était temps de les révéler.
Sur Maisons transparentes, un motif de briques qui ne suit pas les perspectives a été appliqué avec une joie enfantine sur des habitations.
Sur Personnages noirs, des silhouettes esquissées à grands traits sont penchées dans un champ rougeoyant, presque apocalyptique, alors que la terre flotte dans le ciel.
Et sur Le rocher du diable, inspiré d'une légende folklorique de Saint-Lazare, on voit bondir Satan en personne, affichant un sourire narquois. Des libertés formelles et thématiques que ne se serait jamais permises Albert Rousseau en début de carrière.
Vues plus classiques
Pour les visiteurs aux goûts plus «classiques», on trouve tout de même de belles prises de vues, urbaines ou champêtres, souvent vivement colorées, comme celles qui ont fait la renommée du peintre.
Si l'exposition est l'occasion pour les connaisseurs de découvrir une autre facette du travail de Rousseau, c'est aussi une chance pour les néophytes de découvrir l'oeuvre d'Albert Rousseau vue par son fils.
Ce dernier, également artiste, raconte avec tendresse et fierté la passion précoce de son père pour l'art, ses années disciplinées et multidisciplinaires aux beaux-arts, les sérigraphies de cartes de Noël, dont le tirage se faisait en famille...
Le 25 août à 14h, les intéressés pourront justement visiter l'exposition en sa compagnie.
L'exposition Albert Rousseau, du jamais-vu se poursuit du mardi au vendredi de 11h à 17h et les fins de semaine de 13h à 17h au 33, rue Wolfe, à Lévis, jusqu'au 2 septembre. Info : 418 838-6001