Musée national des beaux-arts: un lien entre ville et nature

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(Québec) La firme OMA dit avoir voulu marier ville et nature grâce aux arts dans son projet retenu pour l'aménagement du futur pavillon du Musée national des beaux-arts du Québec. Mais loin de l'architecture clinquante caractéristique du début des années 2000, cette nouvelle porte d'entrée de l'institution de la Grande Allée tranche par sa sobriété.

«Le bâtiment reflète l'ambition du Musée et le besoin de Québec de trouver un point de rencontre entre les arts, le parc et la ville», résume l'architecte principal au projet, Shohei Shigematsu. «Le concept est assez simple : en soulevant le sol, nous créons un espace de rencontre entre la ville et le parc. L'art devient le lien pour connecter les deux», ajoute le Japonais d'origine qui dirige le bureau new-yorkais de la firme OMA.

Nouvelle porte d'entrée du Musée, le futur pavillon rompt toutefois avec le courant d'architecture iconique - starchitecture en anglais - qu'embrassent habituellement les architectes néerlandais. Une conséquence de la crise économique, explique M. Shigematsu, la firme privilégiant maintenant la fonctionnalité à l'esthétisme. «L'architecture a été très exubérante aux États-Unis pour attirer les visiteurs. Mais après la crise économique, nous essayons d'être plus terre à terre, neutres, sobres. Je pense que l'empreinte du bâtiment est très grandiose sur la Grande Allée, mais très sobre du côté des Plaines. Nous voulions respecter l'environnement.»

L'architecte assure d'ailleurs que le mariage entre l'église voisine, le presbytère et les immenses espaces verts voisins s'est fait tout naturellement. «Marier architecture et paysage est essentiel. C'était plus inspirant que difficile à réaliser», a-t-il indiqué.

Un conflit d'horaire a empêché hier le fondateur de la firme OMA, l'architecte vedette Rem Koolhaas, d'être présent même s'il travaille sur le projet. Celui-ci est considéré comme l'un des meilleurs à l'heure actuelle.

Aux États-Unis, le bâtiment signature d'OMA demeure la bibliothèque de Seattle, retapée au coût de 290 millions $ entre 1998 et 2005. Celui-ci a notamment reçu les honneurs de l'Institut américain des architectes.

Au Canada, la firme néerlandaise est moins connue, ayant participé à un seul projet. OMA fait partie du consortium qui a réalisé en 2000 le plan d'aménagement du parc Downsview dans le nord de Toronto. Cet espace public grand de 230 hectares, soit deux fois les plaines d'Abraham, a eu droit à une cure de jeunesse de 140 millions $.

 

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