Alex Nevsky: sortir de lui-même

Pour Alex Nevsky, le processus créatif d'Himalaya mon... (Photo Maxyme G.Delisle)

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Pour Alex Nevsky, le processus créatif d'Himalaya mon amour a été ponctué de grandes émotions.

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(Québec) Avec De lune à l'aube, en 2010, Alex Nevsky s'est révélé d'un romantisme exalté. Dans la création de son deuxième album, Himalaya mon amour, sur les tablettes mardi, l'auteur-compositeur-interprète avoue avoir encore eu les femmes pour moteur. Mais c'est au contact d'hommes qu'il a pu amener ses textes plus loin.

«J'ai fait des chansons qui ne sont pas directement à moi et je suis fier de ça, indique-t-il. Je suis content d'être sorti de ma zone de confort, d'avoir changé mon point de vue. C'était un aspect que je voulais essayer de travailler et je pense avoir réussi.»

Alex Nevsky a trouvé des complices en chair et en os - l'écrivain Jonathan Harnois, notamment - et d'autres, plus indirectement, qui l'ont nourri de leurs vers. C'est le cas de Georges Dor et de Pierre Morency qui, en plein printemps érable, lui ont presque dicté les mots de la rassembleuse J'aurai des mains alors que l'auteur-compositeur-interprète s'offrait une immersion dans La nuit de la poésie de 1970.

«La chanson est apparue tout d'un coup cet après-midi-là, raconte Nevsky. Je la trouve plus grande que moi, en fait. C'est inspiré de mots d'hommes qui sont plus grands que moi qui en ont dit des choses magnifiques. C'est presque une coécriture avec eux.» Les deux poètes sont d'ailleurs crédités au livret.

Quant à Jonathan Harnois (auteur du récit Je voudrais me déposer la tête), il a été appelé en renfort pour débloquer l'auteur-compositeur-interprète, qui s'était donné pour défi d'écrire une chanson inspirée de l'histoire d'amour de ses grands-parents. «On l'a retravaillée ensemble, on s'est envoyé des phrases, décrit Alex Nevsky. Ç'a rajeuni la forme d'amour dont parle la chanson. À la base, c'est vraiment parti d'une intention de me mettre dans la peau de mon grand-père, de changer de point de vue. Mais ce n'est plus ça au final.»

La pièce Si tu restes est le résultat de cette première collaboration. Une expérience fructueuse que le musicien est loin de regretter.

«C'est con, mais on dirait que ça me donne le droit de triper sur une de mes chansons, évoque-t-il. Je chante des mots que je trouve merveilleux, mais qui ne sont pas forcément les miens. La chanson prend une tout autre dimension.»

Chutes et vertiges

Pour Alex Nevsky, le processus créatif d'Himalaya mon amour a été ponctué de grandes émotions.

Des histoires de coeur, certes, mais aussi la perte d'un ami et d'une grand-mère, emportés coup sur coup alors que le chanteur enregistrait ses nouvelles chansons.

«L'album a été chargé de plein de choses, de gros doutes et de grandes confiances aussi à d'autres moments, commente-t-il. Il y a des chansons que je voulais écarter et qui sont maintenant mes favorites. C'est étrange comment ça tourne.»

Le choix du titre, référence directe au film Hiroshima mon amour, n'est pas fortuit. «Je l'ai écouté pour la première fois l'automne dernier, explique Nevsky. C'était au bon moment. C'est complexe et c'est cru, c'est poétique, mais en même temps, c'est laid. Il y a tellement de contrastes...»

La belle odalisque de la pochette se veut la personnification «des femmes merveilleuses et magnétiques qui m'ont inspiré mes chansons», précise le livret.

«Himalaya, pour moi, c'est ce lieu inaccessible, renchérit Nevsky en entrevue. C'est tellement haut et tu retombes tellement bas. J'ai vécu ça plusieurs fois pendant le processus [de création]. Himalaya, c'est cette fille, qui est en fait trois femmes.» Dans la pièce-titre, cette quête se déploie dans une facture pop-rock aux accents beatlesques. Le musicien n'a pas perdu son attrait pour les refrains qui s'envolent et les choeurs touffus (les soeurs Boulay lui prêtent d'ailleurs leurs voix sur quelques titres), mais cultive en même temps un goût pour le dénuement. Résultat : un album en deux pôles bien assumés.

«Soit tu acceptes d'amener la chanson là où elle veut aller, soit tu la retiens, résume Nevsky. On a toujours le choix d'enlever de la grandeur ou de l'exaltation, mais à quoi bon... Les chansons veulent aller là, laissons-les vivre parce qu'il y en a six autres qui sont complètement dans l'opposé et on les laisse vivre là-dedans aussi.»

*********************

Vous voulez y aller?

Qui : Alex Nevsky

Quoi : spectacle-lancement de Himalaya mon amour

Quand : 3 septembre à 21h(les portes ouvrent à 20h)

Où : Le Cercle

Billets : 10 $ (incluant le CD)

Info : www.le-cercle.ca

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