Joane Labelle, version 2012

Joane Labelle aimerait bien renouer avec les planches... (Photo Le Soleil, Jocelyn Bernier)

Agrandir

Joane Labelle aimerait bien renouer avec les planches québécoises. Elle se verrait dans une salle intime, peut-être accompagnée d'un violoncelle. Mais elle ne compte pas se presser, préférant attendre de voir si le public répondra présent.

Photo Le Soleil, Jocelyn Bernier

Partager

Sur le même thème

(Québec) Ces temps-ci, Joane Labelle va à la rencontre des médias un nouvel album sous le bras et la guitare bien en main. Parce que sa six cordes lui a manqué pendant que Starmania la faisait vivre dans ses valises en Europe, mais surtout parce qu'elle veut rappeler au Québec qu'elle sait composer des chansons.

«J'ai écrit tous mes albums, mais à cause de La vie en rose, les gens pensent que je suis interprète», observe-t-elle. Vrai que sa reprise de Gilles Valiquette a marqué les années 90, tout comme ses succès J'ai dû partir et Prends ma main, chantés d'une voix haut perchée.

«Ç'a toujours été trop haut pour moi... » reconnaît celle qui a voulu travailler des tonalités qui lui sont plus confortables. Avec l'album éponyme arrivé dans les bacs cet automne, elle nous revient transformée : les textes plus matures et la voix plus feutrée. «Je me dis qu'on ne peut pas essayer de remettre nos jeans des années 90, résume Joane Labelle. Faut s'ajuster au présent, à ce qui se passe dans le monde, à qui on est devenu.»

Starmania

Dans le livret, son premier remerciement est adressé à «la GRANDE patience» qui a été la sienne pendant que son rôle d'auteure-compositrice-interprète était absent du radar, éclipsé par celui de la Marie-Jeanne de Starmania : un contrat de six mois en Europe qui s'est finalement étiré sur six ans.

«En revenant, la priorité a été de restructurer ma vie. Je me suis rendu compte que pour faire ce métier, faut être groundé», explique Joane Labelle, citant la solitude et l'ennui qui l'ont accompagnée pendant qu'elle vivait dans ses bagages.

Au moment de plonger dans son nouvel album, la musicienne admet qu'elle a eu la frousse, qu'elle a hésité à se lancer. «J'ai parlé à un ami. Je lui ai dit que j'avais peut-être manqué mon coup, qu'il était peut-être trop tard pour revenir. Il m'a fait comprendre que ça valait la peine de revenir avec quelque chose qui me ressemble, même si c'est pour dire au revoir», relate celle qui a échelonné sa création sur les cinq dernières années.

Joane Labelle aimerait bien renouer avec les planches québécoises. Elle se verrait dans une salle intime, peut-être accompagnée d'un violoncelle. Mais elle ne compte pas se presser, préférant attendre de voir si le public répondra présent.

Pour l'instant, la réaction qu'elle constate est positive. Elle s'étonne d'entendre des trentenaires lui dire qu'ils l'aimaient quand ils étaient petits. «Ça me surprend! On ne sait jamais ce que l'on sème...» philosophe-t-elle.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer