(Québec) Lulu, fruit de la collaboration entre Lou Reed et Metallica, sera un imposant album de près de 90 minutes. L'enregistrement, qui figure parmi les plus attendus de l'automne, comptera 10 chansons, coréalisées par le respecté Hal Willner (Marianne Faithfull, Tim Robbins, Laurie Anderson), Greg Fidelman, Reed et le quatuor de thrash metal.
Hier, dans le site dédié au projet, on dévoilait les titres des pièces de l'album, ainsi que leur durée. Visiblement, les musiciens n'ont pas fait dans la concision : Cheat On Me et Dragon, par exemple, totalisent chacune 11 minutes, tandis que Junior Dad, qui clôt le disque, fait plus de 19 minutes au compteur!
Lulu, dont la sortie est annoncée pour le 1er novembre sur étiquette Warner, réunit des compositions inspirées par deux pièces du dramaturge expressionniste allemand Frank Wedekind. Publiées à l'origine en 1904, elles se déroulent dans les années 1890 en Allemagne, à Paris et à Londres, et s'articulent autour de Lulu, sorte de femme fatale, et de ceux qui en tombent amoureux.
On s'en doute, il y a beaucoup de Reed dans cette approche - il avait d'ailleurs déjà travaillé sur une adaptation. Cela dit, ce dernier assure, dans une entrevue publiée sur www.loureedmetallica.com, que Metallica a véritablement imprimé sa marque de commerce à ses idées. Il souligne aussi que sa rencontre avec le groupe metal n'a rien de singulier.
«Pourquoi ce serait surprenant? Une collaboration étrange serait Metallica avec Cher. Ça, ce serait bizarre. Nous, c'est une collaboration qui va de soi.»
L'ancien des Velvet Undergound et le quatuor, qui s'étaient déjà croisés au Panthéon du rock, en 2009, devaient initialement travailler sur du matériel qui était resté sur les tablettes de Reed, au fil des ans. Puis, le vétéran est arrivé avec l'idée de Lulu, qui semble avoir convaincu tout le monde.
«Ce n'est ni un album de Metallica, ni un album de Lou Reed, précise le guitariste soliste de Metallica, Kirk Hammett. C'est quelque chose d'autre. C'est une nouvelle bête, un hybride. Personne dans notre univers du heavy metal n'a jamais fait quelque chose comme ça.»