Meilleur acteur de soutien: pariez un Oscar pour Tommy Lee Jones

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Tommy Lee Jones dans Lincoln

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(Québec) Ce sera un abolitionniste qui gagnera l'Oscar du meilleur acteur de soutien. Mais lequel? Le déjanté Dr King Schultz joué par Christoph Waltz dans l'épique Django déchaîné de Quentin Tarantino ou le progressiste Thaddeus Stevens incarné par Tommy Lee Jones dans le magistral Lincoln de Steven Spielberg? Pariez sur ce dernier.

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Christoph Waltz (à gauche) dans Django déchaîné

On dirait que le rôle de Stevens, un membre influent de la Chambre des représentants sous l'administration Lincoln et grand défenseur des droits de l'homme, est taillé sur mesure pour Tommy Lee Jones. La ressemblance physique est frappante, mais Jones n'a aucune difficulté à reproduire le caractère austère, colérique et borné de ce radical.

L'intensité que confère le vétéran acteur de 66 ans (Hommes en noir, Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme...) à son personnage agit avec un magnétisme puissant dans chacune de ses scènes. Sa perruque ajoute un contraste humoristique au sérieux du personnage.

Son jeu n'est pas monolithique pour autant. S'il a souvent le visage sans émotion du stratégiste, celui-ci s'anime souvent des émotions contradictoires qui agitent le politicien dans sa lutte pour faire abolir l'esclavage, tour à tour machiavélique, inquiet, épuisé, implacable...

Du grand art en fait, que l'Académie a déjà récompensé pour son rôle de soutien dans Le fugitif (1993), nommé pour JFK (1991) et aussi comme acteur dans un premier rôle avec Dans la vallée d'Elah (2007). Il y a un incitatif de rectitude politique à accorder la statue à Jones, surtout que Hollywood peine encore à représenter les Noirs sur grand écran sans tomber dans la caricature.

Christoph Waltz

Bien sûr, les membres de l'Académie pourraient être tentés de récompenser Christoph Waltz simplement parce que le sulfureux Tarantino a été écarté de la prestigieuse catégorie du meilleur réalisateur et qu'il ne gagnera pas pour le meilleur film (mais il devait l'emporter dans celle du meilleur scénario). Les Oscars ne sont pas épargnés par ces considérations stratégiques.

Surtout que l'acteur austro-allemand livre une formidable performance dans Django déchaîné. Il y joue avec retenue et une certaine ironie son rôle de chasseur de primes, mais dont l'impassibilité se mue en une ferveur humaniste vers la fin quand il est confronté à l'horreur de l'esclavage. Sauf que Christoph Waltz a remporté la statuette dans cette même catégorie pour Inglorious Basterds (2009) du même Tarantino. Deux de suite? Ce serait vraiment étonnant.

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Robert De Niro dans Le bon côté des choses

Robert De Niro

Si Robert De Niro est en nomination pour Le bon côté des choses, c'est principalement parce que David O. Russel a su diriger le grand acteur en évitant les simagrées qui lui tenaient lieu de jeu depuis trop longtemps. Il s'agit en fait d'un contre-emploi que ce rôle de banlieusard un tantinet obsessif-compulsif, à mille lieues de ses rôles flamboyants où ce perfectionniste notoire était l'acteur fétiche de Scorsese et un des plus grands de l'histoire du cinéma. Talent reconnu deux fois par l'Oscar (Le Parrain II et Comme un taureau sauvage) et pas moins de sept nominations, mais la première depuis 1991...

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Philip Seymour Hoffman dans Le maître

Alan Arkin dans Argo... - image 3.1

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Alan Arkin dans Argo

Hoffman le polyvalent

En fait, depuis quelques années, c'est Philip Seymour Hoffman qui retient l'attention pour sa polyvalence. Il incarne avec beaucoup de bonheur le doux-dingue Lancaster Dodd, gourou fondateur du groupe La Cause dans Le maître (de Paul Thomas Anderson). Hoffman a gagné le prix d'interprétation à la Mostra de Venise, ex aequo avec Joaquin Phoenix, mais ce ne sera pas suffisant.

Alan Arkin

Quant à Alan Arkin, son interprétation roublarde du producteur de films Lester Siegel lui vaudra sûrement bien des sympathies dans une ville qui aime se mirer dans un miroir. Mais même l'effet Argo (de Ben Affleck) ne lui permettra pas de remporter une seconde récompense dans cette catégorie après Little Miss Sunshine (2006).

MEILLEUR ACTEUR DE SOUTIEN

Alan Arkin (Argo)

Robert De Niro (Le bon côté des choses/ Silver Linings Playbook)

Philip Seymour Hoffman (Le maître / The Master)

Tommy Lee Jones (Lincoln)

Christoph Waltz (Django déchaîné / Django Unchained)

Ma prédiction: Tommy Lee Jones

Mon choix: Tommy Lee Jones

Le gagnant de l'an dernier: Christopher Plummer (Beginners)

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