«C'était David contre Goliath»

Geneviève Brouillette au sujet de l'affaire Dumont: «C'est... (Robert Skinner, archives La Presse)

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Geneviève Brouillette au sujet de l'affaire Dumont: «C'est une histoire très humaine, c'est David contre Goliath.»

Robert Skinner, archives La Presse

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Festival de cinéma de Québec

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Festival de cinéma de Québec

Le Festival de cinéma de la Ville de Québec se déroule du 13 au 23 septembre 2012. »

(Québec) Geneviève Brouillette est celle qui, la première, a songé à transposer au grand écran l'histoire de Michel Dumont. C'était il y a six ans, dans un vol entre Mont­réal et le Saguenay, où elle se rendait pour participer au Festival du court-métrage. Par le plus pur des hasards, l'agente de bord assise dans le siège d'à côté était la belle-soeur de cet homme faussement accusé de viol.

«Plus elle me racontait son histoire, plus j'avais l'impression d'entendre parler d'un film. J'étais troublée. C'était David contre Goliath. Je me disais que personne n'était à l'abri de ce genre d'erreur judiciaire», explique la comédienne, qui est descendue de l'avion avec les coordonnées du couple.

Une rencontre et un café plus tard, le projet était lancé sur les rails, avec la bénédiction du principal intéressé et de sa conjointe, Solange Tremblay, qu'elle compare au tenace personnage d'Erin Brockovich, incarné au cinéma par Julia Roberts.

Plus tard, lorsqu'elle croise Podz à une soirée, le réalisateur ne cache pas son emballement. La productrice de son film Les 7 jours du talion, Nicole Robert (Go Films), donnera son aval à cette production au budget de 5,3 millions $. «C'est allé très vite. Tout le monde voulait faire partie de l'aventure. Michel [Dumont] et Solange [Tremblay], les premiers, voulaient qu'il y ait un film» ajoute Mme Robert.

Le scénario de L'affaire Dumont s'appuie sur les relevés sténographiques et les verbatim des passages de l'accusé devant le tribunal. Tout était du domaine public. «Il n'y a pas un mot que je dis qui n'est pas extrait des minutes du procès», explique Geneviève Brouillette, qui, en plus de son chapeau de productrice associée, tient le rôle de la procureure de la Couronne, Nathalie Duperron-Roy.

La comédienne n'a jamais rencontré la véritable avocate qui, à l'image de plusieurs intervenants au dossier, n'a pas toujours oeuvré avec la rigueur digne d'un disciple de Thémis. L'accusé lui a reproché d'avoir caché des informations qui lui étaient favorables, avant son appel, notamment le fait que la victime avait émis des doutes sur l'identité de son agresseur.

«Je n'ai pas cherché à l'interpréter comme une méchante. C'était une avocate compétente, mais un peu comme tout le monde, elle a voulu sauver sa peau.»

Mais au-delà de l'erreur judiciaire, Geneviève Brouillette reste estomaquée et surtout émue par l'histoire d'amour en toile de fond de cette saga qui a duré plus de six ans. «C'est quelque chose de lumineux. Michel Dumont a été le gars le plus malchanceux au monde, mais en même temps le plus chanceux parce qu'il a rencontré Solange...»

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