L'accent est placé sur le jeune cinéma d'auteur contemporain, une orientation notamment illustrée par la projection de Laurence Anyways, de Xavier Dolan, ou de Survivre au progrès, de Mathieu Roy et Harold Crooks, signale le directeur artistique et programmateur François Cormier.
«Nous voulons présenter du cinéma d'auteur à la fois exigeant et accessible, sur le monde contemporain, un monde troublant. Nous voulons quelque chose qui force le spectateur à une réflexion, alors que d'autres films sont plus accessibles. Nous voulons aussi donner aux Gaspésiens des films qu'ils n'ont pas beaucoup d'occasions de voir», explique M. Cormier.
Le comité de sélection des Percéides a reçu plus de 100 propositions de films avant la date limite de soumission, le 1er avril. François Cormier hésite un peu avant de dévoiler ses coups de coeur, à part Laurence Anyways, mais il parle vite avec animation de Survivre au progrès.
«C'est un documentaire avec un gros budget. C'est un voyage répondant à des questions cruciales sur notre société, à travers les fossiles, les ressources naturelles. C'est une réflexion écologiste et de citoyen», dit-il.
Bovines, du Français François Emmanuel Gras, vient répondre à une question fondamentale, «à quoi pensent les vaches?», et à plus. «Il s'est placé dans un champ pendant des mois, à observer les vaches. Les spectateurs seront étonnés des découvertes», assure François Cormier.
Un festival de film serait incomplet sans première, et il y en aura une, mondiale, du documentaire Une pelletée après l'autre, du cinéaste matapédien Guillaume Lévesque, qui sera sur place pour le présenter. «Il a suivi quelqu'un qui déneige des entrées, des toitures, et nous fait comprendre son rapport avec la neige, avec le froid. C'est filmé à l'épaule, de façon très intimiste. On voit un amoureux de la neige et son contact avec des gens qui détestent l'hiver», note M. Cormier.
Trois lieux
Les Percéides offrent aux cinéphiles trois lieux de diffusion, dont le site de la Neigère, un bâtiment adjacent à la plage, au centre de Percé, sur lequel seront projetés deux films, L'artiste, avec Jean Dujardin, et Flamenco, flamenco, de Carlos Saura. «C'est un film sur mesure pour une projection sur une plage», assure le fondateur du Festival. Ces projections auront lieu les soirs du 24 et du 25 août.
En plus du Centre d'interprétation de la faune, situé sur le chemin de l'Irlande, non loin du coeur de Percé, la Vieille usine, un important lieu de diffusion de spectacles à l'Anse-à-Beaufils, à huit kilomètres du centre du village, présentera aussi sa part de films.
Parmi les productions québécoises on compte, Café de Flore, de Jean-Marc Vallée.
Les Percéides disposent d'un budget de 200 000 $ cette année. Des rencontres de discussions sont aussi au programme. Le public peut obtenir les détails de l'événement au www.perceides.ca.