L'affaire Dumont en ouverture du Festival de cinéma de la Ville de Québec

Christopher Lemonnier, Marie-Christine  Laflamme et Olivier Bilodeau... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Christopher Lemonnier, Marie-Christine Laflamme et Olivier Bilodeau les trois organisateurs du FCVQ, devant l'affiche de la seconde présentation, qui met en évidence le pont de Québec.

Le Soleil, Erick Labbé

Normand Provencher
Le Soleil

(Québec) Ce sont deux longs-métrages québécois, L'affaire Dumont et Inch'Allah, qui seront présentés en ouverture et en clôture de la seconde présentation du Festival de cinéma de la Ville de Québec (FCVQ), du 13 au 23 septembre. L'essentiel des projections aura lieu dans les nouvelles installations du Cinéma Cartier.

Les trois organisateurs du Festival, Olivier Bilodeau, Marie-Christine Laflamme et Christopher Lemonnier, ont fait état des grandes lignes de l'événement, mercredi, appuyé par le maire Régis Labeaume, qui nourrit «de grandes visions pour ce festival afin qu'il prenne sa place, non seulement à Québec, mais au Québec».

Réalisé par Podz (Les 7 jours du talion), L'affaire Dumont raconte l'histoire véridique d'une injustice, survenue dans les années 90, celle qui a mené à la condamnation de Michel Dumont (Marc-André Grondin), père divorcé de deux jeunes enfants, pour une agression sexuelle qu'il a toujours nié avoir commise. Une mère monoparentale (Marilyn Castonguay) remuera ciel et terre afin de prouver son innocence.

Après le bon coup de l'an dernier, L'artiste, film-événement de 2011, la soirée de clôture sera l'affaire de Inch'Allah, dans lequel la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette (Le ring) suit le séjour d'une jeune obstétricienne québécoise (Evelyn Brochu) dans un camp de réfugiés palestiniens, en Cisjordanie.

Les projections se feront lors d'une soirée tapis rouge réunissant les réalisateurs, producteurs et principaux comédiens des deux films.

Un happening

Pendant les 10 jours du FCVQ, un dôme sera érigé à la place D'Youville, afin de créer un happening. «On veut créer plus de synergie, rendre le Festival plus festif, créer plus d'engouement», explique Olivier Bilodeau. L'endroit servira de point de chute aux festivaliers et aux invités.

Le FCVQ a choisi de concentrer ses lieux de projection à la place D'Youville (Cabaret du Capitole et Palais Montcalm), mais surtout au Cinéma Cartier, revampé d'ici l'automne avec l'ajout de deux nouvelles salles. «Je suis content d'avoir un deadline, mentionne le programmateur Michel Savoy. Ça va nous forcer à travailler jour et nuit afin que les travaux soient prêts à temps.»

Christopher Lemonnier espère que le FCVQ deviendra un rendez-vous pour le cinéphile qui aime sortir de sa zone de confort. «On veut que ce soit un festival de découvertes, que les gens se rendent voir des films qu'ils ne verraient pas autrement.»

Cinquante longs-métrages

Un total de 50 longs-métrages, tous précédés d'un court-métrage, seront à l'affiche du FCVQ. Un jury remettra le Prix du meilleur premier film, toutes sections confondues. Les festivaliers seront aussi appelés à voter pour quatre Grands Prix. L'an dernier, le Grand Prix du Festival avait été remis à The Artist (L'artiste), de Michel Hazanavicius, lauréat quelques mois plus tard de l'Oscar du meilleur film.

Les laissez-passer, au coût de 35 $, sont en vente dès maintenant et permettent d'avoir accès à l'ensemble de la programmation. Les 200 premières personnes à se le procurer auront aussi le privilège d'assister aux soirées de clôture et de fermeture.

Les films retenus pour cette seconde présentation seront dévoilés à la fin août. De plus amples détails sont disponibles sur le site www.fcvq.ca.

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