Deux temps, trois mouvements: du cinéma à  l'École Vanier

Les trois jeunes comédiens Philomène Bilodeau,  Zacharie... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Les trois jeunes comédiens Philomène Bilodeau, Zacharie Chasseriaud et Antoine L'Écuyer, dans une salle de classe de l'École secondaire Vanier, mardi, pour le tournage du drame Deux temps, trois mouvements.

Le Soleil, Erick Labbé

Normand Provencher
Le Soleil

(Québec) Un élève de l'École secondaire Vanier a été envoyé chez le directeur, mardi. Pourtant, il n'y avait pas de cours, aucun professeur en fonction, pas même de directeur pour lui servir une remontrance au sujet de son retard en classe. En fait, cet élève rebelle est né de l'imagination du réalisateur français Christophe Cousin, qui achève cette semaine, à Québec, le tournage du drame Deux temps, trois mouvements, après un mois de travail.

En début d'après-midi, mardi, la presse était conviée à une petite visite du plateau, au deuxième étage de l'établissement du boulevard Hamel, à travers le va-et-vient d'ouvriers affectés à des travaux de rénovation et de membres du personnel de l'école chargés de clore les derniers dossiers scolaires...

En retrait, par un moniteur, les journalistes ont pu assister au tournage d'une scène de 18 secondes où une élève, Isabelle (Philomène Bilodeau), accompagne Victor (Zacharie Chasseriaud) jusqu'au bureau du directeur. Une brève conversation a lieu dans l'escalier.

«Fais-tu exprès?

- Quoi?

- D'être en retard, de jamais avoir tes affaires?

- Je m'en fous.»

Dix-huit petites secondes qui ont pris un bon moment à mettre en boîte, comme c'est souvent le cas sur un plateau de tournage, après une mise en place et deux répétitions destinées à faire les derniers ajustements et à coordonner le travail des différents départements techniques. Faire du cinéma, c'est surtout être capable de faire preuve de patience...

Jeune très réservé

Coproduction franco-québécoise dotée d'un budget de 1,7 million $, Deux temps, trois mouvements raconte le récit initiatique d'un adolescent français (Chasseriaud) nouvellement installé à Québec avec sa mère, après la mort de son père. Seul témoin de la chute d'un garçon du toit de son école, Victor fera la connaissance de plusieurs personnes reliées de près ou de loin au drame, dont son meilleur ami Samuel (Antoine L'Écuyer) et une adolescente de son âge (Bilodeau). Le film met également en vedette Anne-Marie Cadieux et l'actrice française Laure Atika, vue dans Les doigts croches.

Révélé l'an dernier par Les géants, de Bouli Lanners (bientôt à l'affiche), qui lui a servi de carte de visite pour décrocher le rôle, Zacharie Chasseriaud, 16 ans, originaire de la banlieue parisienne, décrit son personnage comme un jeune très réservé qui va apprendre à s'ouvrir au fil de ses expériences.

«Il garde tout à l'intérieur, sans jamais montrer ses émotions. Lentement, il va apprendre à grandir», confie le jeune comédien, qui partage son temps entre le cinéma, l'école et des cours intensifs de tennis.

Casquette avec le logo stylisé «Québec» vissée sur la tête, Antoine L'Écuyer a bien grandi depuis l'époque de C'est pas moi, je le jure! de Philippe Falardeau. Maintenant âgé de 15 ans, il continue son petit bonhomme de chemin devant la caméra. «Mon personnage devient ami avec Victor. C'est un jeune un peu sur le party, qui fait du scooter et se fout un peu de l'école.»

Fille des comédiens Emmanuel Bilodeau et Monique Spaziani, Philomène Bilodeau connaît avec Deux temps, trois mouvements sa seconde expérience au cinéma après Curling, de Denis Côté, où elle partageait la vedette avec son père. «Mon personnage deviendra le premier amour de Victor. C'est une petite fille parfaite qui ne veut jamais rater ses cours...»

Deux jours de tournage

C'est un pur hasard si le réalisateur Christophe Cousin a choisi l'École de Vanier pour le tournage de plusieurs scènes de son film. «Je prenais une marche sur le bord de la rivière [Saint-Charles] et j'ai vu l'édifice. Le toit était parfait pour le tournage d'une scène très importante du film. Le décor s'est imposé de lui-même.»

Si tout se déroule selon l'horaire, comédiens et techniciens devraient se déplacer aujourd'hui pour le tournage d'une scène sous un échangeur de l'autoroute Dufferin-Montmorency. Le film devrait se boucler en fin de soirée, demain, au carrefour giratoire du boulevard Saint-Jacques, réquisitionné pour la mise en scène d'un accident de scooter.

Les producteurs québécois Sonia Despars (Parallaxes) et Martin Paul-Hus (Amérique Film) espèrent une participation de leur film à un important festival en 2013, avant sa sortie commerciale, quelque part à l'automne.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer