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Ça, c'est mon garsOh boy!

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Todd (Adam Sandler) débarque dans la vie de... (Photo AP)

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Todd (Adam Sandler) débarque dans la vie de son fils, Hans Solo (Andy Samberg), pour une série de gags en bas de la ceinture dans la comédie Ça, c'est mon gars.

Photo AP

Normand Provencher
Le Soleil

(Québec) Ah! Adam Sandler. Celui-là, s'il n'existait pas, il faudrait l'inventer. Ou plutôt non, ce serait mieux pour tout le monde. Après l'abominable Jack e tJill, lauréat de 10 prix Razzie l'an dernier, remis au pire film de l'année, Sandler repousse les limites de l'absurdité et du n'importe quoi, comme si la chose était encore possible, dans Ça, c'est mon gars (v.f. de That's My Boy).

Qui dit Adam Sandler dit festival du gag en bas de la ceinture. Encore une fois, lorsqu'il ouvre la bouche, c'est pour parler seulement et uniquement de cul. C'est son seul passe-temps, ça et enfiler des Budweiser, comme si la brasserie Busch le payait à la quantité de houblon ingurgitée.

Sandler se donne le premier rôle, celui de Todd Burger, un père dévergondé qui tente de renouer avec son fils devenu riche, Hans Solo (Andy Samberg), afin de le convaincre de jouer dans une téléréalité qui lui permettrait de toucher un bon montant pour rembourser ses impôts.

Il faut dire que Hans Solo (baptisé ainsi en l'honneur de La guerre des étoiles, bien sûr) est le résultat d'une liaison illicite que Todd, alors adolescent, avait entretenue avec son enseignante nymphomane. Les médias s'étaient emparés de l'affaire, faisant du gamin une vedette, alors que la femme était envoyée en prison pour détournement de mineur.

Toujours est-il que Todd débarquera dans la vie rangée de son fils, à quelques jours de son mariage, foutant un joyeux bordel dans les préparatifs prénuptiaux. On vous fait grâce des détails tellement l'humour stagne dans les cloaques de la vulgarité, avec des histoires de branlette gérontologique et d'inceste frère-soeur. Il faut le voir et l'entendre pour le croire.

Les films d'Adam Sandler, aussi minables soient-ils, ont au moins une chose de bon. Ils permettent de savoir qui sont ces acteurs d'une autre génération dont la carrière est tellement en déclin qu'ils sont prêts à jouer dans n'importe quel navet. Dans Jack et Jill, c'était Al Pacino. Dans celui-ci, c'est James Caan et Susan Sarandon.

Comme fin de carrière, disons qu'on a déjà vu mieux.

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