Angus projette jusqu'à 10 salles pour son cinéma dans St-Roch

En novembre, la Société de développement Angus jetait... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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En novembre, la Société de développement Angus jetait son dévolu sur ce terrain situé à l'angle des rues Saint-Vallier Est et Saint-Anselme. Le complexe de cinéma aura son entrée rue Caron.

Le Soleil, Patrice Laroche

Luc Fournier
Le Soleil

(Québec) «Le Saint-Roch». C'est le nom que devrait porter le cinéma qui se dessine dans le centre-ville de Québec, dans le quartier du même nom. Un cinéma comme on l'avait imaginé au départ, le promoteur ayant eu vent que Cineplex Odeon n'allait pas s'installer dans les parages.

La Société de développement Angus (SDA) revient donc à un projet de 7 à 10 salles. C'est qu'en janvier dernier, Cineplex Odeon affirmait vouloir ouvrir un nouveau complexe à Québec. Le promoteur de la SDA envisageait alors de revoir le nombre de ses salles à la baisse si ce gros joueur du cinéma devait s'installer dans Saint-Roch. Mais cette éventualité semble maintenant peu probable.

En ce qui concerne l'entrée principale du nouveau cinéma, «on penche plus vers une façade sur Caron», confie Martine Rochon, directrice du développement pour la ville de Québec à la SDA. La rue Caron offre un passage «plus naturel» vers Saint-Joseph que la rue Saint-Anselme, note-t-on.

L'entrée de la rue Caron, peu large, donnerait sur un hall exposant les oeuvres d'artistes locaux, entre autres. «L'idée, c'est de valoriser et favoriser tout ce qui se fait dans le quartier», insiste Mme Rochon. Et ce, autant en ce qui concerne l'art que les produits alimentaires. La SDA est d'ailleurs en pourparlers avec un restaurateur de Québec pour animer et exploiter un ­bar-restaurant associé au cinéma.

«On veut créer un endroit où les gens vont avoir envie de discuter du film qu'ils viennent de voir.» Elle souligne qu'«on ne veut pas compétitionner [les autres restaurants du quartier], on veut ajouter à l'offre».

Le cinéma, dont le bâtiment sera certifié LEED, devrait ouvrir à l'automne 2014, si tout va rondement. Parmi les 7 à 10 salles, la plus grande sera dotée de 250 places et d'une scène. Elle pourra accueillir des festivals et événements d'entreprise. Les équipements y permettront aussi des projections 3D.

Deux salles de 95 places seront quant à elles consacrées aux films d'auteur, de répertoire ou pour des séries thématiques et des rétrospectives. Le documentaire aura aussi sa salle de 60 places.

Et pourquoi pas une bière (locale, assurément) en regardant un film sur le hockey, ou un verre de rouge pendant une rétrospective d'un grand réalisateur? Encore là, c'est dans l'«idéation» du projet. Bien peu de choses sont coulées dans le béton, l'étude de marché étant toujours en cours.

De 10 à 20 millions $

Il est encore tôt pour connaître les coûts d'un tel cinéma. La facture variera entre 10 et 20 millions$.

En plus d'une diversité de films, «on va offrir beaucoup de versions originales, confirme Mme Rochon. C'est un manque à Québec. Ça fait l'unanimité».

Dans un récent document expliquant les idées retenues pour le projet, on lit que Le Saint-Roch sera «un véritable espace de vie et d'échanges dédié à l'art cinématographique et à la célébration du cinéma, de tous les cinémas...» On vise autant les néophytes que les cinéphiles les plus exigeants.

Le cinéma intégrera aussi une mission d'éducation auprès des jeunes. «Le Saint-Roch accompagnera les élèves de tous niveaux scolaires, depuis la garderie jusqu'au secondaire, dans leur découverte du cinéma sur le grand écran. Les jeunes participeront à des séances et à des activités scolaires sur le cinéma, la ville et la société, en croisant images d'hier et d'aujourd'hui.»

Étude de marché

La Société de développement Angus (SDA) et la firme SOM sondent actuellement les résidants et travailleurs du quartier Saint-Roch pour savoir ce qu'ils attendent d'un nouveau cinéma dans le centre-ville. Quatre groupes de discussion et un sondage fait auprès de 300 répondants permettront de bien cerner les besoins des futurs clients. Déjà, les coups de sonde sont «très, très confortants», note Martine Rochon, de la SDA. «Ça confirme ce qu'on pensait», dit-elle en parlant du «vide» que la fermeture du Cineplex Odeon a laissé. Par ailleurs, Mme Rochon est «agréablement surprise de voir que les gens veulent venir à pied». La SDA ne sait pas encore combien de stationnements souterrains seront disponibles. Ce qu'on sait, c'est qu'on ne pourra pas creuser beaucoup à cet endroit. «Le roc est proche.»

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