Devant la caméra du jeune réalisateur britannique James Watkins, Radcliffe se transporte à l'époque victorienne pour personnifier Arthur Kipps, un jeune notaire appelé à se rendre dans un village perdu afin de régler la succession d'une femme morte dans des circonstances troublantes, après la mort tragique de son enfant. Une tâche d'autant plus difficile que le jeune clerc peine lui-même à se remettre de la disparition de sa femme, décédée en donnant naissance à leur garçon.
L'ambiance régnant dans ce coin perdu de l'Angleterre ne l'aidera en rien à oublier ses démons. Là -bas, les habitants ont vu plusieurs enfants mourir sous le coup d'une supposée malédiction provoquée par le fantôme de la disparue, avide de vengeance, qui hanterait toujours la vaste résidence gothique où Kipps aura le courage de s'installer pour quelques jours, histoire de voir plus clair dans cette sinistre affaire. L'endroit n'a rien d'une colonie de vacances. Située sur une île accessible seulement à marée basse, la demeure jouxte un cimetière et laisse entendre de drôles de bruits. Du genre de ceux qu'on ne veut pas entendre dans une vaste résidence gothique jouxtant un cimetière et située sur une île accessible seulement à marée basse...
Inspiré d'un roman de Susan Hill, paru en 1983, qui a fait l'objet d'une adaptation télé par Herbert Wise six ans plus tard, La dame en noir ne réinvente pas grand-chose au rayon du film d'horreur. Cette variation en mode mineur des Autres (The Others - Alejandro Amenábar, 2001) marche dans des sentiers déjà bien piétinés. Si James Watkins réussit à créer avec efficacité une ambiance lugubre, le scénario peine à s'élever au-dessus des clichés propres au genre. Murmures dans le noir, ombres furtives, apparitions de poltergeists, visites nocturnes au cimetière, tout est mis en place pour procurer quelques instants de chair de poule au spectateur facilement impressionnable. Sans oublier cette bonne vieille règle du film d'horreur voulant qu'un long moment de silence soit impérativement suivi d'une apparition-choc déclinée sur une musique stridente et décoiffante...
Et le jeune Radcliffe dans tout ça? On ne tuera pas la une pour sa performance, surtout qu'il est réduit à jouer de son physique et de ses expressions faciales pendant une grande partie du film, alors qu'il se retrouve seul avec les esprits malins, dans le manoir hanté. N'empêche, on lui accorde l'étoile du courage pour avoir plongé de nuit dans la boue pour récupérer un cadavre. Pour cette seule scène, il mérite amplement son salaire.
Au générique
Cote: **1/2
Titre: La dame en noir (The Woman in Black)
Genre: horreur-fantastique
Réalisateur: James Watkins
Acteurs: Daniel Radcliffe, Ciarán Hinds, Janet McTeer et Liz White
Salles: Cinéplex Sainte-Foy, Cinéplex Beauport, Des Chutes et Lido
Classement: 13 ans (horreur)
Durée: 1h35
On aime: les décors, la scène nocturne de la plongée dans la boue
On n'aime pas: une histoire qui sent le réchauffé, le recyclage des clichés du cinéma d'horreur, l'épilogue télégraphié