Ce drame signé Anthony Hemingway (The Wire, CSI : NY) revisite sans grande inspiration le rôle crucial joué par les Tuskegee Airmen, un groupe de pilotes noirs ultrapatriotiques, mais relégués à des missions secondaiÂres pendant le conflit, les hauts gradés militaires, s'appuyant sur un rapport de 1925, les jugeant incapables d'être efficaces en situation de combats.
Le groupe de pilotes basés en Italie, en 1944 (Nate Parker, Tristan Wilds, Elijah Kelley, Leslie Odom Jr. et Kevin Phillips), s'empresseront de faire mentir l'état-major lorsqu'ils obtiendront la chance d'en découdre avec les pilotes allemands, à la grande satisfaction de leurs patrons noirs (Cuba Gooding Jr. et Terrence Howard). Évidemment, trame dramatique oblige, tous ne reviendront pas sains et saufs, s'agit de deviner qui.
Coproduit par George Lucas, qui tient le projet à bout de bras depuis une vingtaine d'années - en plus d'avoir pris la relève de Hemingway derrière la caméra, en fin de parcours -, L'escadron Red Tails renferme de spectaculaires séquences de combats aériens, avec des effets spéciaux relevant du jeu vidéo. Il s'agit du seul et unique point fort du film. Pour le reste, le spectateur est condamné à souffrir. Le débat sur le racisme et la discrimination est dilué dans un scénario bâclé (l'évasion du camp allemand étant le summum) et des personnages sans envergure dont les petites joies et grands malheurs laissent de marbre. Sans oublier, histoire de nous rachever, une inintéressante histoire d'amour sortie tout droit d'un roman-photo.
Autrement dit, rien dans ce film ne vole très haut.
Au générique
Cote : **
Titre : L'escadron Red Tails (Red Tails)
Genre : drame de guerre
Réalisateur : Anthony Hemingway
Acteurs : Cuba Gooding Jr., Terrence Howard, Nate Parker, Tristan Wilds, Elijah Kelley, Leslie Odom Jr., Kevin Philipps et Daniela Ruah
Salles : Cinéplex Beauport et Lido
Classement : général
Durée : 2h
On aime : les séquences de combats aériens
On n'aime pas : l'entrée en matière abrupte, le scénario qui manque de rigueur, des personnages sans envergure, l'insignifiante histoire d'amour, l'inévitable discours patriotique