Abandonnés à eux-mêmes dans le blizzard et la froidure de l'hiver, les sept rescapés (dont Liam Neeson) tenteront de fuir ces bêtes démoniaques, qui bondissent des ténèbres à chacun de leur faux pas pour venir chercher leur ration de chair fraîche.
Sept survivants qui deviendront six après que les cinq derniers eurent découvert qu'ils n'étaient plus que quatre dans un trio ramené à deux, puis à un seul survivant, en l'occurrence Liam Neeson, évidemment. Au chapitre du suspense, déjà là , le réalisateur Joe Carnahan ne démontre pas beaucoup d'originalité.
Mais il y a pire. À des personnages bien peu charismatiques, dont on ne sait rien sinon qu'il s'agit de canailles exilées au fin fond du monde, s'ajoute une incapacité de l'auteur à faire croire aux attaques des loups, toujours filmées dans un montage chaotique, où il devient impossible de distinguer quoi que ce soit, à travers les grognements et les cris de mort. Et puis, depuis quand un loup vous saute-t-il dessus alors que vous êtes assis devant un feu? Pas très crédible.
Le scénario, variation mineure de l'excellent Alive (Les survivants) de Frank Marshall (1992), comporte quelques rares moments intéressants, lorsque le personnage de Liam Neeson, un homme ravagé par la mort de sa femme, plonge dans ses souvenirs, auprès de la disparue et, plus jeuÂne, avec son père. Des intermèdes qui s'insèrent, en revanche, très mal dans ce récit d'aventures exsangue, qui n'est pas de nature à redorer le blason du loup dans l'imaginaire collectif.
Au générique
Cote : **
Titre : Peur grise (The Grey)
Genre : aventures
Réalisateur : Joe Carnahan
Acteurs : Liam Neeson, Dermot Mulroney, James Bagdedale, Frank Grillo, Dallas Roberts, Joe Anderson et Nonso Anozie
Salles : Cinéplex Sainte-Foy, Cinéplex Beauport,
Des Chutes et Lido
Classement : 13 ans
Durée : 1h57
On aime : les flash-back de Liam Neeson
On n'aime pas : le scénario farci d'invraisemblances, les acteurs peu charismatiques, les attaques des loups peu crédibles, la photographie trop brute