Vivre «l'expérience» UltraAVX coûtera toutefois 3 $ de plus par film et 5 $ par production 3D.
Mais l'expérience en vaut le prix selon Daniel Séguin, vice-président à l'exploitation pour l'est du Canada et directeur général pour Cineplex au Québec. «Ce sera la rénovation complète d'une salle en fonction des nouvelles tendances et des nouvelles technologies sur le marché», explique M. Séguin en entrevue au Soleil.
Cette salle sera la première du genre à Québec. Elle se distinguera par des systèmes de son Dolby 7.1, des projecteurs numériques 4K et des écrans «mur à mur». «On s'attend à aller chercher entre 10 et 15 pieds de plus en largeur avec aussi beaucoup de hauteur», explique M. Séguin. «L'immersion sera totalement différente d'une salle conventionnelle», promet-il. D'ici le printemps, Cineplex ajoutera 12 de ces équipements hyper technos aux 23 salles canadiennes qui en sont déjà dotées. La région de Montréal en compte déjà trois.
La nouvelle salle de Sainte-Foy ne sera pas V.I.P. avec service aux tables et permis d'alcool comme Cineplex en a ouvert ailleurs au pays. Mais les cinéphiles pourront quand même réserver leur siège, comme pour un spectacle. Une formule qui connaît beaucoup de succès où elle a déjà été implantée, selon le patron de Cineplex pour la province.
Autre complexe à Québec
Cette salle, dont la rénovation devrait être terminée en mai, est une forme de test pour Cineplex, qui confirme vouloir ajouter un troisième complexe à ses salles de Sainte-Foy et de Beauport comme l'annonçait Le Soleil début janvier. «Le but est de regarder quelle sera la réponse à Québec face à ce nouveau produit, et on pourra réévaluer les besoins pour la ville», a indiqué Daniel Séguin hier. «On pense que c'est un premier pas dans la bonne direction. Québec a toujours été un marché intéressant.»
Hier, M. Séguin a dit «regarder très attentivement des opportunités d'affaires» dans la région.
Mais encore une fois, impossible de savoir où pourrait pousser le nouveau cinéma. «Il y a certains secteurs qu'on regarde très sérieusement, dit-il. Notre objectif est de s'assurer que le marché de Québec soit bien desservi. Au moment où on se parle, je ne peux rien confirmer, mais notre but est de garder notre présence dans la région de Québec, c'est clair.»
Certains emplacements ont fait l'objet de spéculations ces derniers temps. Au premier chef, celui des Galeries de la Capitale, particulièrement attrayant avec le développement du secteur Lebourgneuf et la fermeture de ses six salles en août.
Le centre commercial Fleur de Lys est aussi vu comme une bonne idée compte tenu de la revitalisation annoncée du secteur du futur amphithéâtre. Et le quartier Saint-Roch? Pas impossible, répond Daniel Séguin.
«On ne voulait pas sortir du centre-ville de Québec», dit-il à propos de la fermeture du cinéma Place Charest, en avril. «C'est clair qu'à Place Charest, il fallait faire place à autre chose, mais notre but était clair qu'on voulait demeurer au centre-ville, et il y a toujours un intérêt.» Cineplex, dit-il, discute avec la Ville de Québec.
«On continue de travailler conjointement», indique M. Séguin, qui dit avoir une bonne relation avec les autorités municipales. Par contre, un éventuel retour de Cineplex dans la basse-ville ne pourrait faire autrement qu'affecter le projet d'un cinéma indépendant mené par le président et directeur général de la Société de développement Angus, Christian Yaccarini.
Hier, Daniel Séguin s'est bien défendu de lorgner la région en réaction à l'annonce de ce projet de 20 millions $ prévu pour 2014 au coin des rues Saint-Vallier et Saint-Anselme.
«Il y a un gros circuit de salles indépendantes au Québec comparativement au reste du réseau canadien, explique-t-il. Je ne peux pas commenter les projets de nouveaux propriétaires, mais notre but n'est pas stratégique en fonction de ce que les autres développeurs veulent faire.»