Bus Palladium, nom d'une boîte parisienne mythique des années 70 et 80, évoque, à travers le destin d'un groupe de rock, les destins croisés de deux de ses membres, Lucas (Marc-André Grondin) et Manu (Arthur Dupont), des amis aux tempéraments diamétralement opposés.
En entrevue en janvier à Paris, à l'occasion des Rendez-vous d'uniFrance, le fils de la cinéaste Danièle Thompson (Fauteuils d'orchestre) - et petit-fils de Gérard Oury, réalisateur des légendaires Aventures de Rabbi Jacob et de La grande vadrouille - évoque ce moment où, attablé à un McDonald's, il a un jour vu surgir dans le resto une bande de copains. L'étincelle de son premier long-métrage (écrit en collaboration avec Thierry Klifa) venait de naître, devant un Big Mac...
«En voyant ces gamins, je me suis souvenu de la sensation d'être en bande et de ne former qu'un, même si tout cela était loin dans ma mémoire», explique le cinéaste de 44 ans. «Je me suis dit que cette idée pouvait faire l'objet d'un film, en l'occurrence l'histoire d'un groupe de rock avec des personnages unis par un destin commun qu'ils pensent éternel, et leur passage à la réalité, celui d'un destin plus individuel, plus adulte.»
Du groupe de quatre musiciens, Lucas et Manu sont ceux qui portent l'intrigue, tant dans leurs personnalités opposées que leur façon de voir la vie. «Lucas est un garçon plus timide et renfermé, alors que Manu est extraverti, plus sombre et solaire, quelqu'un qui brûle la chandelle par les deux bouts, mais qui n'a pas les fondations pour supporter tout cela.
«Ces deux amis se connaissent depuis 10 ans, poursuit-il. Ils se sont construits ensemble. Ils sont dépendants l'un de l'autre. Ils ont besoin l'un de l'autre, car l'un possède ce que l'autre n'a pas.»
Grondin premier sur la liste
Dès la fin de l'écriture du scénario, Thompson a tout de suite communiqué avec Marc-André Grondin pour lui offrir un rôle. «C'est l'acteur que j'ai voulu rencontrer en premier. J'ai eu de la chance qu'il désire faire le film tout de suite. C'était la première pierre de l'édifice. C'est un acteur qui a un énorme charisme et qui possède déjà une grande expérience professionnelle. C'était l'acteur idéal pour jouer le rôle de Lucas.»
La musique occupe une place prépondérante dans Bus Palladium, amalgame de pièces originales (dont la plupart sont composées par Yarol Poupaud) et de vieux hits américains des années 60 à 70, dont Let it Loose, des Rolling Stones et Rock'n Roll Suicide de David Bowie. «J'en avais plusieurs autres, mais la moitié de mes choix de départ est restée, puisque nous n'avons pas réussi à obtenir les droits.»
Les frais de déplacement et de séjour du Soleil à Paris ont été payés par uniFrance.