Gilles d'Amboise, directeur du Service des activités sportives du PEPS, est un des grands penseurs du projet. «L'idée a émergé il y a environ 10 ans, à l'occasion d'une conférence de presse sur les Jeux mondiaux des policiers et pompiers», se souvient-il. Des infrastructures sportives manquaient.
Le nouveau PEPS répondra à différents besoins : ceux des athlètes étudiants, du grand public (sportifs ou spectateurs), des fédérations sportives, etc.
Le Super PEPS, c'est d'abord le stade de soccer intérieur, ouvert depuis janvier. Mais dès mars 2013, une nouvelle piscine aux dimensions olympiques accueillera les nageurs. «Pour tenir des compétitions internationales, il faut deux bassins», souligne Gilles d'Amboise. Les installations sportives de pointe répondront aux normes internationales. Ainsi, l'amphithéâtre-gymnase pourra recevoir des compétitions de volleyball, de basketball, de tennis d'intérieur puisqu'il aura la hauteur de plafond réglementaire. Trois mille deux cents à 3500 spectateurs pourront prendre place dans les gradins. S'ajoutent à cela trois terrains synthétiques extérieurs, dont un double, une salle d'entraînement sur trois étages, dont un réservé aux athlètes d'excellence. «Ça va être unique dans l'est du Canada», se réjouit Gilles d'Amboise en précisant que les infrastructures serviront tant localement que régionalement.
Plusieurs missions
Gilles Lépine, quant à lui, est particulièrement heureux de l'importance sociale d'avoir un tel lieu. «C'est raisonnable et intelligent d'avoir un endroit central où il y a une synergie!» s'enthousiasme-t-il. Car la mission d'une telle infrastructure n'est pas uniquement de desservir les sportifs; la santé, l'éducation, la formation sont aussi au coeur du mandat. «Il y a des kinésiologues, des nutritionnistes, on forme des administrateurs du sport, des entraîneurs...» a-t-il énuméré.
Mais ce n'est pas tout : Gilles Lépine voit ce Super PEPS comme un outil de développement. «On crée des passions chez les jeunes, alors il faut y répondre. On doit être capable d'offrir un haut niveau universitaire, mais aussi un haut niveau sportif. Il faut que les athlètes étudiants puissent suivre à la fois leur passion sportive et un cursus académique. Et ça va contribuer à garder nos athlètes professionnels ici», a-t-il conclu.