Évidemment, les quelque 3000 jeunes footballeurs d'ici ont des modèles d'excellence, dans la région de Québec. «Le football étudiant a progressé beaucoup, en même temps que le Rouge et Or», confirme Michel Julien, directeur adjoint et régisseur scolaire principal au Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).
Depuis les années 90, la responsabilité des sports est moins centralisée dans les commissions scolaires et les écoles sont plus autonomes de choisir quelles options offrir, explique-t-il. Nombre de ces écoles auront misé sur le football, «un sport très mobilisateur» qui crée un sentiment d'appartenance fort dans les institutions scolaires de tous les niveaux.
La progression de ce sport s'inscrit par ailleurs dans la volonté d'empêcher les jeunes garçons de décrocher. Mais les filles ne sont pas en reste. Elles sont environ 2200 à pratiquer le cheerleading dans la région, autant au primaire qu'au secondaire. Il y a 108 équipes dans la grande région de Québec et de la Chaudière-Appalaches. Il y a 10 ans, il n'y en avait... aucune!
Gérés par les écoles
Contrairement au soccer, les programmes de football et de cheerleading ne sont pas offerts en sport-études, tel que reconnu par le ministère de l'Éducation. Ce sont plutôt les écoles qui gèrent ces programmes de concentration.
Quelques écoles de la région offrent d'ailleurs le programme de division 1 en football, qui regroupe les meilleurs footballeurs. Plusieurs écoles privées, comme le Séminaire Saint-François, l'école Saint-Jean-Eudes, le Collège François-de-Laval, l'Académie Saint-Louis, mais aussi publiques, comme l'école secondaire Pointe-Lévy et l'école secondaire Roger-Comtois.
Puisque le football ne s'exerce pas à l'extérieur pendant l'hiver, certaines écoles «emprunteront» pendant l'automne des heures de cours à d'autres matières. L'hiver venu, les jeunes reprendront les quelques cours de français ou de mathématiques mis de côté pour la pratique du football.
Le soccer jouit lui aussi d'une grande popularité. Il y a plus de 200 équipes de tous les niveaux dans nos écoles secondaires. La moitié de celles-ci pratiquent à l'intérieur.
Dans les écoles, «un sport en pleine effervescence, c'est le hockey», souligne Michel Julien. Pas que les jeunes hockeyeurs soient beaucoup plus nombreux, mais la situation du hockey tend à changer. «Il y a beaucoup de migration du hockey mineur vers le hockey scolaire.» Les écoles doivent donc s'ajuster en ce sens, particulièrement pour les jeunes bantam et midget (14-17 ans).