Chez Prelco, la récession de 2010 a été difficile. Il a fallu mettre à pied une cinquantaine d'employés. L'entreprise a toutefois profité du ralentissement pour réfléchir sur des façons de réduire les coûts et d'augmenter la productivité. Quelques mois plus tard, les employés étaient réintégrés et 25 emplois étaient créés par l'ajout d'une ligne automatisée d'unités scellées. Le processus de production est maintenant complété quatre fois plus vite que sur une ligne manuelle.
«Lors de la récession de 1990, nous ne fabriquions que du verre. Les commandes avaient cessé. Ça nous a donné l'idée d'investir dans la recherche et le développement», explique Yvan Thibault. En a découlé la fabrication de verre de sécurité, chauffant ou destiné au transport en commun.
Ce dernier créneau occupe maintenant une importante place. À preuve, Prelco fabriquera les fenêtres destinées au nouveau métro de Montréal qui sera construit par le consortium Bombardier-Alstom. «Ce sera une fenêtre sans cadrage, comme celles des autobus Prévostcar, dont nous sommes les fournisseurs», explique Richard Langlais.
Chez Premier Tech, l'innovation colore directement le quotidien des travailleurs qui n'ont de cesse de développer des produits à valeur ajoutée à partir de la tourbe de sphaigne. Au fil des années, les secteurs de l'ensachage et de l'assainissement des eaux ont pris un essor important.
«Les périodes de ralentissement économique sont propices au développement», affirme le président et chef de la direction, Bernard Bélanger. «Nous avons constaté que les produits mis en vente depuis moins de cinq ans constituaient le tiers de nos ventes, d'où l'importance de continuer d'investir dans la recherche, le développement et l'innovation.»
Chez Lepage Millwork, fabricant de portes et fenêtres, on a développé de nouveaux produits, dont certains hauts de gamme. «Il faut continuer d'innover, d'être des pionniers», raconte le propriétaire, Guy Bonneville. Le conseil de ce Beauceron d'origine? «Si vous lancez des semences, vous courez la chance de voir quelque chose pousser, mais il faut continuer d'arroser.»
Depuis 2003, 60 entreprises ont ensemble investi plus de 140 millions $ à Rivière-du-Loup. On y dénombre 64 entreprises en construction. Ce n'est pas un hasard. Entre 1990 et 1999, la moyenne de la valeur des permis de construction et de rénovation délivrés était de 16,3 millions $. En 2010, un record de 68 millions $ a été atteint.
Employés recherchés
Vous avez le goût d'y travailler? La région est toujours intéressée à accueillir de nouveaux employés de qualité. Une vingtaine de postes sont vacants chez Premier Tech, une douzaine au centre hospitalier.
Vous n'êtes pas certains? À Place Saint-Georges, vous pouvez louer une chambre ou un appartement, sans bail, à la journée, à la semaine ou au mois, tout inclus, question de vous permettre sans engagement d'essayer votre nouvel emploi... et d'apprivoiser la vraie vie!