Rivière-du-Loup: saviez-vous que...

La reine Élisabeth II a visité Rivière-du-Loup à... (Photo fournie par la Société d'histoire et de généalogie de Rivière-du-Loup)

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La reine Élisabeth II a visité Rivière-du-Loup à deux reprises, en 1951 et en 1987.

Photo fournie par la Société d'histoire et de généalogie de Rivière-du-Loup

Marc Larouche, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rivière-du-Loup) >> Visite royale

Même si Kate Middleton et son époux, le prince William, ne visiteront pas Rivière-du-Loup cet été, la famille royale y est habituée. Le 12 juin 1939, plus de 30 000 personnes y ont accueilli la reine mère, Élisabeth, et le roi Georges VI. Sa Majesté la reine Élisabeth II a fait de même en 1951. Le 22 octobre 1987, elle est revenue en compagnie de son mari, le duc D'Édimbourg. Elle y effectua la plus longue marche jamais faite au Québec par un invité royal. La sécurité était impressionnante : des hélicoptères, une centaine d'agents de la Sûreté du Québec, des plongeurs postés dans le fleuve, des tireurs d'élite sur les toits. Lors de cette première visite officielle depuis 1964, le couple royal n'avait rencontré la population qu'à trois endroits : à Québec, à Sillery... et à Rivière-du-Loup.

>> Malenfant

L'homme d'affaires Raymond Malenfant, qui a fait fortune puis faillite dans l'hôtellerie, est né à Saint-Hubert, le 6 octobre 1930. Ancien propriétaire de la chaîne d'hébergement Hôtel Universel établie partout au Québec, l'homme a été rendu célèbre pour son entêtement à ne pas reconnaître le syndicat des employés du Manoir Richelieu lors de son achat en 1986, déclenchant ainsi une saga qui a causé sa perte.

>> Couture acrobatique

Les artisans du Salon de couture l'Oiseau bleu de la rue Lafontaine à Rivière-du-Loup ont fabriqué des éléments de costumes pour le Cirque du Soleil. Christiane Simard et son équipe de couturières ont confectionné à la main des foulards pour le spectacle Wintuk, présenté de 2007 à 2011 au Madison Square Garden de New York. Elle avait décroché ce contrat à la suite d'une boutade qu'elle avait lancé à un couturier de l'Isle-Verte embauché par le Cirque. «Je lui avais dit que nous avions de très bonnes tricoteuses à Rivière-du-Loup.» Le message avait été entendu!

>> Mystérieux nom

Trois légendes sont à l'origine du nom Rivière-du-Loup. La première veut qu'un bateau français, Le Loup, ait séjourné à l'embouchure de la rivière durant l'hiver 1659-1660. Une deuxième raconte que le nom tire son origine de la présence d'une tribu indienne appelée Les Loups qui aurait habité le territoire. La troisième signale la présence, jadis, de nombreux loups marins dans l'embouchure de la rivière. Encore aujourd'hui, on s'interroge sur l'origine du nom de la ville, ce qui ajoute à son charme!

>> Nelligan à Cacouna

«Ah! comme la neige a neigé, ma vitre est un jardin de givre.» Ces vers bien connus du poème Soir d'hiver ont été écrits par Émile Nelligan. Le réputé poète québécois natif de Montréal a séjourné à plusieurs reprises à Cacouna vers la fin du XIXe siècle. Sa famille et lui demeuraient à l'hôtel Cacouna ou encore dans une maisonnette baptisée Peek a Boo, du nom du jeu de cachettes parce que la résidence était à peine visible, située sous les arbres, aux abords du fleuve. Émile Nelligan est décédé en 1941. Il a laissé un riche héritage poétique, dont certains écrits ont peut-être été inspirés de Cacouna!

>> Radio

Les lettres CJFP, composant l'indicatif d'appel de l'ancienne et première station de radio de Rivière-du-Loup, entrée en ondes le 13 avril 1947, ont une signification particulière. Les hommes d'affaires Luc Simard, Armand Bell, Raymond Lavoie et René Viel ne les ont pas choisies au hasard. D'abord, toutes les stations de radio ou de télévision au pays doivent utiliser comme première lettre «C», qui signifie «Canada». Les autres sont laissées à leur discrétion. Dans le cas qui nous préoccupe, les lettres «JFP» ont été choisies pour rendre hommage au politicien et sénateur louperivois Jean-François Pouliot. À noter que Rivière-du-Loup compte deux stations de radio privée et trois stations de télévision, un fait unique au Canada.

>> Nikolski

L'écrivain Nicolas Dickner est né à Rivière-du-Loup en 1972. Il a été rendu célèbre par la parution en 2005 du roman Nikolski, acclamé par la critique et qui lui a permis de remporter plusieurs prix, dont le Prix des libraires du Québec et le prix Anne-Hébert. Nicolas Dickner a publié huit autres livres, dont son plus récent, le roman Tarmac, en 2009.

>> Le premier PM

La première personne à occuper le poste de premier ministre du Canada, Sir John A. MacDonald, a passé plusieurs étés à Rivière-du-Loup. De 1873 à 1890, il venait se refaire une santé grâce à l'air salin et continuait de s'occuper des affaires gouvernementales. La communication avec Ottawa était assurée grâce à un télégraphe. Le bureau d'envoi des dépêches était situé dans l'ancien chalet du Club de golf. Le Conseil des ministres a souvent siégé dans cette villa victorienne. La maison a ensuite appartenu à Thomas George Shaughnessy, président de la compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique et à Herbert Symington, président d'Air Canada. Aujourd'hui, la Villa des Rochers, que Sir MacDonald a achetée en 1882 pour 300 $, est un gîte touristique.

Un autre pm

Louis S. Saint-Laurent, premier ministre du Canada de 1948 à 1957, a aussi occupé une somptueuse résidence dans le secteur du Vieux-Saint-Patrice. Construite en 1865, la maison du 342, rue Fraserville se démarque avec son toit en mansarde et les motifs qui ornent les ouvertures. Les propriétaires actuels l'ont rénovée en respectant l'esprit d'époque. M. Saint-Laurent, décédé en 1973, l'a achetée en 1950. Sa famille et lui l'ont habitée en été jusqu'en 1971.

>> Réplique du pont

Une réplique du pont de Québec fabriquée à l'échelle trône devant une résidence de la rue Hayward. Elle est l'oeuvre de Jean-Claude Lapointe de Rivière-du-Loup. L'homme, qui a toujours été impressionné par ce pont, a pris tout l'été de 1988 à le fabriquer, en fer forgé, à l'échelle, en trois sections qu'il a ensuite soudées. Il a été aidé de son ami Gérard Corbin. Son beau-frère, Yvon Bernier, l'a peint. La réplique du pont de M. Lapointe figure dans le livre Le pont de Québec de Michel L'Hébreux. On peut toujours le voir devant sa résidence, où les gens s'arrêtent pour le photographier. Ce pont lui a d'ailleurs valu l'attention des médias. M. Lapointe a même été pris aux insolences d'un téléphone de Tex Lecor. Décédé en septembre 2010, Jean-Claude Lapointe a aussi fabriqué le chemin de croix en fer du cimetière Saint-Patrice.

>> Marcel Aubut

Au nombre des personnages connus nés dans la MRC de Rivière-du-Loup, l'avocat Marcel Aubut a vu le jour à Saint-Hubert, le 5 janvier 1948. Il fut propriétaire des Nordiques de Québec, de la Ligue nationale de hockey, Homme d'affaires avisé, il a été fait officier de l'Ordre du Canada, officier de l'Ordre national du Québec et Avocat émérite du Barreau du Québec. L'aréna local porte son nom.

>> Fiers athlètes

Plusieurs athlètes originaires de la région de Rivière-du-Loup se sont démarqués au fil des années à l'échelle internationale. La première Louperivoise à décrocher une médaille olympique a été Valérie Hould-Marchand en 1996, en nage synchronisée à Atlanta. Notons aussi Guillaume Bastille de Saint-Modeste, médaillé d'or en patinage de vitesse aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010, et Marie-Pier Boudreault-Gagnon (photo ci-contre), de Rivière-du-Loup, multiple médaillée qui se démarque partout dans le monde en nage synchronisée. Elle participera aux Jeux olympiques de Londres l'an prochain.

>> Château de Noël

À Rivière-du-Loup, à proximité du fleuve, se trouve un magnifique château. Il a été construit en 1967. Les propriétaires de l'époque voulaient que cet endroit rappelle le parc de Walt Disney. De fait, le château a fortement été inspiré de celui de Cendrillon en Floride. Le projet a été abandonné et Le Château de rêve, longtemps un rendez-vous familial, est devenu un musée, puis, le Royaume du père Noël. Chaque année, Rivière-du-Loup est d'ailleurs la ville au Québec que le sympathique bonhomme et ses lutins visitent en premier, grâce à la populaire activité Noël chez nous.

>> Grande secousse

Le 2 juin 1926, 67 résidences ou commerces du centre-ville de Rivière-du-Loup étaient rasés par un important incendie qui a fait près de 200 sinistrés. Les Louperivois ont dû se demander ce qu'ils avaient fait au bon Dieu puisque l'année précédente, le 28 février 1925 à 21h19, un fort tremblement de terre, évalué à 6,2 sur l'échelle de Richter, avait semé l'émoi. La secousse, dont l'épicentre était situé à 10 kilomètres sous le fleuve Saint-Laurent, est toujours considérée comme l'une des plus importantes du XXe siècle au Canada. Elle avait été ressentie à Québec, où elle avait fait la manchette du Soleil du 2 mars, occupant toute la première page. Heureusement, il y avait eu plus de peur que de mal.

Avec la collaboration de la Société d'histoire et de généalogie de Rivière-du-Loup

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