Jules A.-Brillant
Né dans la mission d'Assemetquagan, en bordure de la rivière Matapédia, le 30 juin 1888, fils de Joseph Brillant et de Rose Raîche, Jules A.-Brillant a bâti sa fortune à partir de Rimouski pour devenir l'un des personnages les plus influents au Québec au milieu du XXe siècle. Un homme d'affaires qui avait comme objectif dans les années 1940-1950 de faire de Rimouski la capitale économique du Québec.
Dans sa région, il a été président et propriétaire, entre autres, de la Compagnie du pouvoir du Bas-Saint-Laurent, de Québec Téléphone (devenu TELUS Québec), des stations radiophoniques et de télévision CJBR à Rimouski, et CJEM au Nouveau-Brunswick, du Chemin de fer Matane et du Golfe, de la Compagnie du Progrès du Golfe ltée et de la Société d'administration et de fiducie. Il fut conseiller législatif au Parlement de Québec du 14 janvier 1942 jusqu'à l'abolition du Conseil législatif, le 31 décembre 1968. Il a été fait commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique en 1944. La liste de ses présences à de grands conseils d'administration est impressionnante.
De 1947 à 1962, il fut vice-président et président du conseil de la Banque provinciale du Canada et président du comité exécutif de cette même institution, directeur de la Central Mortgage Bank of Canada, en plus d'avoir été, entre autres, administrateur de la Dominion Steel and Coal Corporation, de Texaco Canada et du Trust général du Canada. Il est décédé à Mont-Joli, le 11 mai 1973, à l'âge de 84 ans et 10 mois et a été inhumé à Rimouski, le 15 mai 1973.
Soeur Élisabeth Turgeon
Depuis septembre 1990, une longue démarche est en cours auprès du Vatican afin de faire reconnaître le caractère vénérable et béatifier soeur Élisabeth Turgeon, fondatrice de la Congrégation des Soeurs du Saint-Rosaire à Rimouski. Née à Beaumont près de Québec, le 7 février 1840, elle a été diplômée de l'École normale Laval de Québec en 1862 et elle a enseigné par la suite à Saint-Romuald, à Québec et à Sainte-Anne-de-Beaupré. À l'invitation de Mgr Jean Langevin, évêque de Rimouski, elle s'est établie à Rimouski le 3 avril 1875 afin de former des institutrices qualifiées pour les écoles de paroisses de ce diocèse.
Le 12 septembre 1879, Mgr Langevin la nommait supérieure des «Soeurs-des-petites-écoles», comme on les appelait à cette époque. Son décès est survenu le 17 août 1881. Son prénom a été retenu pour nommer la Maison de fin de vie de Rimouski.
Omer Brazeau
Omer Brazeau a été un phare dans la nuit autant par son dévouement exemplaire pour la cause de la santé dans l'Est-du-Québec que pour sa propre lutte contre le cancer. Il a réussi à bâtir un partenariat autour d'une association de bénévoles - l'Association du cancer de l'Est-du-Québec (ACEQ) - qui est devenu un modèle du genre au Québec et au Canada afin de canaliser les énergies du milieu vers une cause communautaire.
Une mobilisation qui a incité le gouvernement du Québec à implanter un centre de traitement du cancer à l'Hôpital régional de Rimouski. Une hôtellerie pour loger les patients en provenance de tout l'Est-du-Québec et la Côte-Nord porte son nom depuis 15 ans. Dans les années 1980, cet infatigable bénévole avait aussi oeuvré à la mise sur pied d'une maison de fin de vie à Rimouski qui est devenue réalité. Instigatrice et cofondatrice du Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM), l'ACEQ a aussi soutenu la programmation scientifique de ce centre.
Sir Eugène-Marie-Joseph Fiset
Né à Rimouski, le 15 mars 1874, il a fait ses études au Séminaire de Rimouski pour devenir médecin et embrasser une carrière militaire jusqu'au grade de brigadier général. Il est un ancien du 89e régiment Témiscouata-Rimouski et des Fusiliers du Saint-Laurent. Il a servi en Afrique du Sud lors de la participation du premier contingent canadien à la guerre contre les Boërs. Décoré de la médaille Distinguished Service Order, il est promu lieutenant-colonel. De 1903 à 1906, il est directeur général du Service médical du Canada. Il est nommé sous-ministre de la milice et de la défense en 1906.
Au début de la Première Guerre mondiale, Eugène-Marie-Joseph Fiset est promu au grade de major-général. Pendant le premier conflit mondial, il s'occupe des intérêts militaires de divers pays alliés du Canada. En guise de reconnaissance, l'Angleterre le nomme d'abord compagnon, puis chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges, et la France, chevalier de la Légion d'honneur. Il prend sa retraite en 1923, après avoir servi pendant 17 ans sous sept ministres.
Lors de cette période, il est d'ailleurs le seul Canadien français à occuper un poste de sous-ministre à Ottawa. Dès l'année suivante, il entreprend une carrière politique qui sera presque aussi longue que sa carrière administrative. Élu député de Rimouski à la Chambre des communes à une élection complémentaire en 1924, il est réélu aux élections générales de 1925, 1926, 1930 et 1935. Il est nommé lieutenant-gouverneur du Québec le 14 décembre 1939. Sir Eugène Fiset quitte son poste le 1er octobre 1950. Il décède quelques mois plus tard, le 8 juin 1951 à Rivière-du-Loup.
Pierre Harvey
Né le 24 mars 1975 à Rimouski, Pierre Harvey a été le premier athlète québécois masculin à participer la même année, soit en 1984, aux Jeux olympiques d'été (en cyclisme) de Los Angeles et aux Jeux olympiques d'hiver de Sarajevo (en ski de fond).
Pierre Harvey est le dernier de cinq enfants dans une famille qui privilégiait les études autant que la pratique intensive du sport. Pour ses 10 ans, ses parents lui ont offert une bicyclette. Ses premiers exploits sportifs, Pierre les réussit à une centaine de kilomètres de chez lui au moment des premiers Jeux du Québec de 1971 à Rivière-du-Loup. Il remporte la médaille de bronze... au 100 mètres brasse, mais il préférera la liberté que procurent le vélo et le grand air.
Entre 1981 et 1998, il a remporté trois Coupes du monde, y compris la Coupe du monde 1998 à Holmenkollen, en Norvège, où il est devenu le premier Canadien en 100 ans à remporter une médaille d'or dans l'épreuve du 50 km. Ce grand sportif a reçu l'Ordre du Canada et il a été intronisé au Temple de la renommée canadien du ski. Une piscine porte son nom à Rimouski.