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À Québec «pour faire passer des messages»

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Richard Lehoux, président de la FQM

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Devant le mécontentement suscité par certains choix politiques du gouvernement du Québec, la Fédération québécoise des municipalités tient le 2 juin à Québec un Grand Rendez-vous des régions pour maintenir la mobilisation des régions et «faire passer des messages» au gouvernement Couillard. Quelque 400 élus municipaux de toutes les régions y sont attendus. »

<p>Laurie Richard</p>
Laurie Richard

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) La Fédération québécoise des municipalités (FQM) attend demain des représentants de partout au Québec au Centre des congrès de la capitale. Le Grand Rendez-vous des régions qu'elle organise permettra aux municipalités membres de cerner les actions auxquelles donner priorité pour assurer leur pérennité. On souhaite tirer du sommet une déclaration commune portant sur trois grands chantiers : le pacte fiscal, le projet de loi sur la gouvernance de proximité et le travail sur les redditions de compte.

Le milieu municipal a signé en novembre un pacte fiscal transitoire concernant les transferts financiers aux municipalités pour 2015 et une entente sur la gouvernance régionale avec le gouvernement libéral. Québec a coupé 300 millions $ dans les transferts aux municipalités et concrétisé l'abolition des centreslocaux de développement du Québec (CLD) et des conférences régionales des élus (CRE). La mission de développement économique appartiendra désormais aux municipalités régionales de comté (MRC). En négociation pour le prochain pacte fiscal, la FQM craint le «plan de match» du gouvernement qu'elle ne peut saisir clairement.

Dans ce contexte d'incertitude, le conseil d'administration de la FQM a décidé, en février, de planifier une grande rencontre pour rassembler les élus régionaux, explique Richard Lehoux, président de la FQM. Juin était certes bien proche, mais puisqu'on attend également le rapport du groupe de travail sur la simplification de la reddition de compte des municipalités pour la fin du mois, la FQM voyait là l'opportunité de «faire passer ses messages» concernant ses trois enjeux phares.

La FQM a demandé aux représentants de chaque région de choisir quelles actions prioriser pour chacun des trois axes. C'est pour partager entre eux et avec leurs partenaires le fruit de ces réflexions qu'ils se rencontreront demain. On attend près de 400 délégués. Chaque MRC sera représentée par son préfet, son directeur général et deux élus supplémentaires, note M. Lehoux.

«Il est important que le gouvernement sache qu'on ne peut pas réaliser la même chose sur le terrain avec 55, 60 % des budgets en moins. [...] On est bien conscient qu'on ne retrouvera pas le 300 millions pour 2016, mais on espère que ça va s'améliorer.» Jusqu'à présent, le président de la FQM dit n'avoir reçu aucun signal clair en ce sens de la part du gouvernement. Mais on espère toujours une «bouffée d'air frais» dans le prochain budget.

La FQM mène par ailleurs une campagne pour la révision du partage des pouvoirs entre l'État québécois et le tandem MRC-municipalités. Elle souhaite une plus grande autonomie afin d'offrir davantage aux citoyens.

En ce qui concerne la reddition de compte, M. Lehoux prévoit que la plupart des régions demanderont une meilleure coordination entre les différents ministères et organisations. «Ce n'est pas qu'on ne veut pas en rendre [des comptes], mais quand on rend trois fois le même compte, je crois que ce serait mieux qu'il y ait un peu de concertation, que les ministères arrêtent de travailler en silos», défend-il. «Ça éviterait beaucoup de paperasserie. Les directeurs généraux pourront faire des actions beaucoup plus structurantes d'un point de vue économique et pour le futur plutôt que de remplir des demandes.» Une révision qui ne coûterait certainement pas plus cher à l'État, note M. Lehoux.

Une fois la réflexion commune synthétisée, on souhaite rassembler les actions à prendre dans une même déclaration qui sera entérinée par les élus. Pour «que tous les élus y adhèrent dans la plus grande solidarité possible», remarque M. Lehoux.

La FQM a invité à ce Grand Rendez-vous certains partenaires avec qui elle collabore souvent sur le terrain : le Fonds de solidarité de la FTQ, l'Union des producteurs agricoles, Desjardins, Place aux jeunes en région, et bien que le gouvernement Couillard ait annoncé la fin de leurs activités pour le 30 juin, les Forums jeunesse. «On ne peut pas penser à construire le futur sans parler avec les jeunes. Et de les impliquer le plus possible.» Les partenaires (plusieurs ayant confirmé leur présence) seront là pour écouter les priorités établies. La FQM indique que des représentants des ministères y seront à titre d'observateurs. Le ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations a notamment confirmé sa présence au Soleil.

Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie

Photothèque Le Soleil

«Vivre son territoire»

Plusieurs membres de la Fédération québécoise des municipalités du Québec (FQM) adhèrent aussi à l'Union des municipalités du Québec (UMQ). Sa présidente, Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie, indique que l'UMQ travaille en étroite collaboration avec la FQM sur les mêmes chantiers principaux, soit le pacte fiscal, le projet de loi sur la gouvernance de proximité et la reddition de comptes. Mais Mme Roy souhaite rappeler que la loi québécoise pour assurer l'occupation et la vitalité des territoires, adoptée en 2012, viendra à échéance en 2016. Cette loi-cadre constitue un progrès considérable pour le milieu municipal, selon l'UMQ, car elle reconnaît le rôle prépondérant des élus municipaux en la matière. Une révision de la loi est prévue et Mme Roy souhaite qu'on s'y attarde sans attendre afin d'aller plus loin que la simple occupation du territoire : on doit avoir la possibilité «de le vivre». «C'est la possibilité de pouvoir y naître, d'y grandir parce que tout est là, et la possibilité d'y vieillir parce que tout est en place», explique-t-elle. Tout ça en «évitant le mur à mur». Il faut tenir compte des spécificités de chacune des régions, plaide-t-elle.

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