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Chaudière-Appalaches: prospère mais en manque de travailleurs spécialisés

Le 16 mai dernier, Le Soleil rapportait l'exemple... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le 16 mai dernier, Le Soleil rapportait l'exemple de Produits métalliques Roy, de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud, près de Montmagny qui venait de décrocher un contrat de 30 million $ d'une durée de 10 ans. L'entreprise qui fabrique du mobilier est toutefois prise avec un beau problème : elle sait qu'il sera bien difficile de dénicher les 20 nouveaux employés nécessaires pour septembre.

Le Soleil, Yan Doublet

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Devant le mécontentement suscité par certains choix politiques du gouvernement du Québec, la Fédération québécoise des municipalités tient le 2 juin à Québec un Grand Rendez-vous des régions pour maintenir la mobilisation des régions et «faire passer des messages» au gouvernement Couillard. Quelque 400 élus municipaux de toutes les régions y sont attendus. »

<p>Laurie Richard</p>
Laurie Richard

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) La région de la Chaudière-Appalaches a connu en 2014 le plus bas taux de chômage au Québec, soit 5,2 % par rapport à 7,7 %, pour l'ensemble de la province. Son économie, fortement axée sur la fabrication, se porte bien, mais on peine à recruter de la main-d'oeuvre spécialisée dans certains secteurs, un frein pour l'essor de la région.

Chaudière-Appalaches, la sixième région administrative la plus populeuse au Québec, est composée de 10 MRC et territoires équivalents. Lévis regroupe plus du tiers de sa population et près de la moitié des quelque 418 000 habitants de Chaudière-Appalaches vivent en zone rurale, soit nettement plus que la moyenne québécoise, lit-on dans un portrait publié à l'hiver par l'Institut de la statistique du Québec.

«On est une région un peu choyée dans le sens que le tissu industriel est bien présent. On est un peu le royaume de la PME : on a beaucoup de petites et de moyennes entreprises réparties uniformément» et qui investissent régulièrement, indique Roch Delagrave, directeur de la direction régionale de la Chaudière-Appalaches du ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations.

L'industrie manufacturière y est importante : en 2013, la part des emplois dans le secteur de la fabrication atteignait 21 %, alors qu'il était de 12,1 % en province. On y transforme principalement des aliments, le métal, le bois et le plastique. Olymel, basé à Vallée-Jonction et Saint-Henri, est le plus important employeur de la région côté transformation, suivi par le Chantier Davie Canada inc., à Lévis.

Du côté des services, Desjardins, qui employait quelque 6500 personnes à Lévis en 2014, n'est pas étranger à la santé économique de la région. «C'est un moteur important de développement», dit M. Delagrave.

Main-d'oeuvre rare

La région est dynamique en matière de création d'emplois, mais la main-d'oeuvre spécialisée est difficile à dénicher, remarque M. Delagrave. «Les entreprises, à l'heure actuelle, sont obligées de refuser des contrats, faute de main-d'oeuvre.» D'autres sont contraintes de recruter des travailleurs à l'étranger.

Certains secteurs d'activités, comme la fabrication de produits métalliques, sont plus touchés, affirme M. Delagrave. Les MRC de Montmagny et de L'Islet, qui hébergent plusieurs entreprises du secteur, ont récemment créé une table de réflexion pour tenter de trouver des solutions à cette carence.

Le Soleil en rapportait un bon exemple dans ses pages, le 16 mai dernier. Produits métalliques Roy, de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud, près de Montmagny, venait de décrocher un contrat de 30 million $ d'une durée de 10 ans. L'entreprise qui fabrique du mobilier est toutefois prise avec un beau problème : elle sait qu'il sera bien difficile de dénicher les 20 nouveaux employés nécessaires pour septembre.

On propose même des incitatifs financiers. Pour attirer de nouveaux travailleurs, la MRC de Montmagny offre 5000 $ à ceux qui choisissent de faire carrière dans une entreprise manufacturière de son territoire.

Avec la population vieillissante, M. Delagrave présume qu'on devrait faire une meilleure promotion des possibilités de carrières dans les secteurs traditionnels.

Les Beaucerons toujours dynamiques

«Le dynamisme et l'entrepreneurship beauceron sont toujours présents même si, dans Chaudière-Appalaches dans son ensemble, il y a eu des pertes d'emplois significatives ces 10 dernières années», affirme Richard Lehoux, président de la Fédération québécoise des municipalités, maire de Saint-Elzéar et préfet de la Nouvelle-Beauce. Dans sa région, ce sont avant tout des entreprises du secteur du bois qui ont cessé leurs activités. «On ne peut pas dire que c'est le beau fixe, mais il y a de nouvelles entreprises qui ont démarré. Les gens n'ont pas froid aux yeux et travaillent fort, donc l'impact se fait moins sentir.» M. Lehoux se désole toutefois de l'abolition des CLD, une aide fortement appréciée par les nouveaux entrepreneurs. Les agents de développement économique sur le terrain offraient un soutien après l'ouverture, car il ne suffit pas de démarrer, il faut rester en vie, dit le préfet.

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