Radio-Canada: 75 ans tournés vers l'avenir

«Il faut ancrer chaque information dans le régional»,... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

«Il faut ancrer chaque information dans le régional», affirme Jean-François Rioux, directeur des services français de Radio-Canada à Québec.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Dossiers >

ZONE Radio-Canada
ZONE Radio-Canada

Pour marquer les 75 ans de la création de Radio-Canada, Le Soleil revient sur le mandat actuel de la société d'État, sur certaines émissions produites à Québec, sur l'engagement de la SRC dans la communauté et sur les dates marquantes qui ont jalonné l'histoire de la station régionale de Québec. »

Sophie Gall
Le Soleil

(Québec) En 1936, Radio-Canada est créée. Deux ans plus tard, Québec devient la première station de radio régionale de la société. Le mandat de Radio-Canada est alors de s'assurer que les Canadiens ont accès à une radio canadienne dont le contenu reflète la réalité du pays.

Selon Jean-François Rioux, directeur des services français de Radio-­Canada à Québec, «Radio-Canada est un repère dans la société, et une société sans repères est une société qui se perd». Depuis 75 ans, Québec a son point de repère, une source d'informations locales.

Depuis toutes ces années, le man­dat n'a pas changé, si ce n'est que le contenu local prend une place grandissante. «Malgré le man­dat pancanadien, la région doit être le point de départ de quelque chose, explique M. Rioux. L'engagement au niveau régional est fondamental et est de plus en plus vrai.» Les stations comme Québec doivent répondre aux attentes des citoyens qui comptent sur les médias locaux pour raconter ce qu'il se pas­se chez eux. L'information nationale et internationale est prise en charge par un autre secteur de la Société Radio-Canada. La station du 888, rue Saint-Jean se doit d'avoir les pieds bien ancrés à Québec et dans la région.

Une information brute peut se trouver partout aujourd'hui, sur n'importe quelle plateforme. Si Radio-Canada Québec traitait l'information de la même manière que l'ensemble des autres médias, ce serait la noyade garantie. Le local est à la fois un gilet de sauvetage et une obligation envers le public.

Ancré dans le régional

«Il faut ancrer chaque information dans le régional, il faut servir les gens de Québec et rester complémentaire au reste de la production nationale», dit M. Rioux, fier de relever le défi ici. La nouvelle mouture de septembre 2011 du téléjournal de 18h est un des résultats de cette orientation locale. «On est en train de revoir comment on parle aux gens, lance M. Rioux, en poste à Québec depuis 2010. Si on a un rendez-vous télé d'une heure par jour à Québec, il faut le justifier. Si on produit quelque chose, il faut que ça s'incarne chez nous.»

Autre défi de taille : celui des nouvelles plateformes. La radio, la télévision, Radio-Canada con­naît, c'est son expertise. Mais il a fallu intégrer le Web à ces deux médiums. «Il faut profiter de ces nouveaux véhicules qui ne sont pas les nôtres. Toutes les plateformes doivent travailler ensemble, il doit y avoir une interrelation continuelle.»

Le Web doit faire le lien entre les différentes émissions de radio ou de télé produites à Québec, en plus de cons­tituer un apport en termes de con­tenu local. «Il faut que ces nouvelles technologies rendent les autres plateformes plus populai­res, tout en les respectant.»

Cette relation entre télé, radio et Web est amenée à se développer davantage, assure M. Rioux, en res­tant évasif sur les projets qui sont sur la table. «Mais les changements à venir tournent autour de notre façon d'offrir aux citoyens le service dans son amplitude, précise-t-il. Notre environnement Web est en explosion en ce moment, on est en train d'inventer quelque chose. On veut offrir un service qui va avoir de l'impact sur la population.»

«Mais il y a 75 ans, Radio-Canada 2.0 existait déjà, dit Jean-François Rioux, tout sourire. C'était le courrier des auditeurs, ça prenait du temps, mais les gens nous faisaient savoir leurs désirs [...]. Le téléphone a ajouté à la rapidité, ça se déclinait donc autrement.» Aujourd'hui, ce «2.0 ancestral» con­naît un deuxième souffle et fonctionne à son plein potentiel grâce au Web.

Standards connus et reconnus

Le temps passe, le langage est différent, les médiums aussi. Mais il y a des choses à Radio-Canada qui ne changent pas. Le logo de la société a connu quel­ques variantes au fil des années, mais les valeurs qu'il véhicule traversent le temps.

«Quand on voit la molécule [le logo] de Radio-Canada, on sait à quoi s'attendre, on connaît les standards de qualité, la notoriété. On sait qu'on va être accompagné dans ce qu'on va entendre, que l'info va être contextualisée et mise en perspective, que le con­tenu est crédible, que les entrevues sont crédibles et qu'elles sont menées par des gens crédibles. On sait qu'on peut s'y fier», affirme le directeur qui travaille au sein de Radio-Canada depuis 23 ans et qui a vu évoluer la chaîne.

Radio-Canada célèbre ses 75 ans mais est résolument tournée vers les années à venir. «On se questionne beaucoup sur notre façon de faire de la télé et de la radio, sur comment faire du Web», insiste Jean-François Rioux. L'équipe de Radio-Canada avan­ce, pense, réfléchit à la façon qu'elle a et qu'elle aura de servir le citoyen et pour qu'elle reste un outil démocratique et culturel central dans le paysa­ge médiatique régional. Radio-Canada à Québec, repère elle a été, repère elle restera.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer