Ville intelligente: bien plus qu'un rassemblement de belles têtes!

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Québec, ville intelligente
Québec, ville intelligente

Découvrez les atouts que Québec met en évidence dans l'espoir d'obtenir la reconnaissance internationale de «ville intelligente 2012» qui sera décernée en juin par l'Intelligent Community Forum. Pas moins de 400 villes ont soumis un dossier de candidature pour espérer décrocher le titre convoité de ce prestigieux palmarès. »

Sehl Mellouli, professeur au département des systèmes d'information... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Sehl Mellouli, professeur au département des systèmes d'information organisationnels de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval

Le Soleil, Patrice Laroche

Gilbert Leduc

Gilbert Leduc
Le Soleil

(Québec) Une ville dite intelligente ne se démarque pas seulement par le nombre de belles têtes et de cerveaux bien remplis sur son territoire. Évidemment, ça ne nuit pas que Québec affiche le pourcentage per capita le plus élevé d'étudiants universitaires en Amérique du Nord, tout juste derrière Boston.

«Une ville intelligente, c'est une communauté qui adopte un mode de vie différent pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens, et ce, à tous les points de vue. Que ce soit pour la construction de nouveaux quartiers ou encore pour l'enlèvement des ordures», résume Sehl Mellouli, professeur au département des systèmes d'information organisationnels de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval.

En collaboration avec des universitaires américains, mexicains et chinois, M. Mellouli pilote un important projet de recherche qui examine le concept émergent de ville intelligente sous toutes ses coutures et son application dans le monde.

D'entrée de jeu, l'expert juge l'expression ville intelligente inadéquate. Il préfère plutôt parler de smart city. Des experts utilisent aussi l'expression ville créative et durable.

«L'intelligence réfère à la technologie. Or, le concept de smart city est beaucoup plus large que la technologie. Il inclut la culture, l'urbanisme, une autre façon de vivre et toutes les composantes qui font qu'une ville naît et grandit», explique M. Mellouli en précisant que derrière l'idée de ville intelligente il y avait un ingrédient incontournable : l'obsession de l'innovation.

Une mode

«Aujourd'hui, la technologie est omniprésente. Comment les villes peuvent-elles l'utiliser pour améliorer la qualité de vie des citadins et leur offrir les meilleurs services?»

Se draper du titre de ville intelligente est à la mode. Au concours de l'Intelligent Community Forum, elles étaient 400 à présenter leur candidature pour devenir la ville intelligente par excellence. Les villes aiment dire qu'elles en pratiquent les vertus. «C'est indéniable, être une smart city constitue un facteur d'attraction d'entreprises et de talents.»

C'est pour cela, à son avis, qu'il faut se méfier des supercheries.

Une amélioration de service n'est pas toujours synonyme d'innovation technologique. Créer un nouveau quartier avec un beau parc n'est pas une innovation. Favoriser l'utilisation du bois et aménager des jardins sur les toits des immeubles, c'est de l'innovation.

Il en va de même pour la trouvaille d'une entreprise de Québec, LeddarTech, qui a mis au point un système de détection des véhicules se pointant à un carrefour routier qui permet de synchroniser intelligemment les feux de signalisation afin d'assurer une meilleure fluidité de la circulation et réduire les émissions de gaz dans l'atmosphère. «Ça, c'est de l'innovation.»

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