Danielle Duguay: «Une manière de redonner ce que j'ai reçu»

«Depuis le jour de ma naissance, je suis... (Photo collaboration spéciale Steeve Paradis)

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«Depuis le jour de ma naissance, je suis en dette envers la vie», lance Danielle Duguay, dynamique résidente de Baie-Comeau, 65 ans, retraitée du monde de l'éducation où elle a oeuvré durant 40 ans.

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On dénombre pas moins de 370 000 personnes proches aidants d'aînés au Québec. Chacune d'entre elles accorde au moins cinq heures de son temps par semaine à une personne malade ou dans le besoin. Une grande solidarité au quotidien. »

<p>Steeve Paradis</p>
Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Ne lui dites pas qu'elle est une proche aidante, elle ne vous croira pas. En venant en aide aux autres, «dans la mesure de mes moyens», Danielle Duguay assure qu'elle ne fait que remettre ce qu'elle a reçu.

«Depuis le jour de ma naissance, je suis en dette envers la vie», lance la dynamique résidente de Baie-Comeau, 65 ans, retraitée du monde de l'éducation où elle a oeuvré durant 40 ans.

En effet, la vie de Danielle Duguay aurait pu être tout autre. Avec un père décédé durant la grossesse de sa mère (noyé dans la rivière Trinité pendant la drave), la bambine s'est retrouvée à l'âge de six mois chez ses grands-parents maternels, à Rivière-au-Tonnerre, à l'est de Sept-Îles.

Forcée par la vie à se trouver un boulot, la mère de Mme Duguay reprend sa profession de «maîtresse d'école», comme on disait à l'époque. Comme elle se trouvait dans les villages isolés de la Moyenne-Côte-Nord, elle pouvait difficilement s'occuper de plusieurs enfants ou les visiter dans les autres villages. Quelques années plus tard, quand sa mère s'est remariée, la jeune Danielle a préféré demeurer avec ses grands-parents.

«Comme il n'y avait pas de route dans ce coin-là à l'époque, j'aurais facilement pu me retrouver dans un orphelinat à ma naissance», ajoute la retraitée, qui fait cette parenthèse pour en arriver à l'aîné qu'elle assiste. Il s'agit de son oncle, le fils de ses grands-parents, et sa tante, qui ne sont maintenant plus dans la même résidence.

«Ne pas laisser tomber»

«Je trouve que je ne mérite pas nécessairement le titre de proche aidante. C'est moi la plus proche d'eux dans la région et ce n'est pas une question de choix, on ne peut pas laisser tomber des gens comme ça. M'occuper d'eux, je trouvais que ça me revenait. C'est une manière de redonner ce que j'ai reçu de cette famille.»

L'oncle de Mme Duguay a déjà du support pour certaines tâches domestiques telles que le ménage et la nourriture. L'action de cette proche aidante se concentre ailleurs, «comme faire les commissions, aller payer la pharmacie et gérer ses finances, lance-t-elle. Quand on parle d'argent, il est parfois bougonneux, mais je le supporte avec le sourire. Ce n'est pas si grave.»

Danielle Duguay n'a pas attendu le jour de sa retraite pour donner aux autres. En parallèle de son métier d'enseignante, elle soutenait les jeunes qui ne l'avaient pas facile. «Dans ma vie, j'ai beaucoup plus oeuvré auprès des adolescents qui se barraient les pieds qu'avec les aînés. En fait, si on m'obligeait à choisir un ou l'autre, je serais naturellement portée vers les ados en difficulté», soutient-elle en conclusion.

Sur la Côte-Nord, on estime à près de 8500 le nombre de personnes qui assistent un proche malade ou handicapé âgé de plus de 45 ans.

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