Un jeune couple a un coup de coeur pour Saint-Ubalde

Laurent Fournier et Stéphanie Marineau en compagnie de... (Collaboration spéciale, Johanne Martin)

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Laurent Fournier et Stéphanie Marineau en compagnie de leurs chiennes, Bielle et Charlie, et de deux des poulets qu'ils ont commencé à élever ce printemps.

Collaboration spéciale, Johanne Martin

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La région de Portneuf attire de plus en plus de jeunes familles et de retraités qui viennent s'y installer. Elle a développé la route des saveurs, la route verte, et multiplie ses atouts pour favoriser son développement économique. La région a également fourni son contingent de personnalités dans plusieurs domaines, dont la culture, la vie publique et économique. »

Johanne Martin, collaboration spéciale
Le Soleil

(Saint-Ubalde) Lorsque certains de leurs nouveaux concitoyens les interpellent encore en leur demandant pourquoi ils se sont établis à Saint-Ubalde, Stéphanie Marineau et Laurent Fournier répondent invariablement : «Nous avons déménagé pour vous, pour ce que vous nous apportez!»

Lui est originaire de Saint-Joseph-du-Lac et elle, de Laval. Tous deux dans la mi-vingtaine, installés à Saint-Eustache, ils cherchaient depuis un petit moment à quitter la ville, mais sans trop savoir où aller, à quel endroit faire leur nid pour profiter des grands espaces à coût abordable et de la «chaleur humaine».

«C'est lors d'une escapade en Mauricie, à Saint-Mathieu-du-Parc, où nous nous sommes rendus pour que je suive un stage d'entraînement avec mon chien, que le déclic s'est fait, rapporte Stéphanie. C'est à ce moment que c'est devenu clair, net et précis que ce qu'on voulait, c'était vivre à la campagne.»

Ils partent alors en «randonnée d'exploration», comme ils se plaisent à le dire, d'abord dans le secteur de Saint-Adelphe, puis élargissent leur rayon et tombent finalement sur une maison ancestrale à Saint-Ubalde - celle de Ti-Toine Hardy -, pour laquelle ils ont un véritable coup de coeur et qu'ils achètent en décembre.

«Le hic, c'est que nous ne connaissions pas un chat ici et que nous n'avions pas d'emploi dans le coin ni l'un ni l'autre, raconte Laurent. Heureusement, nous avons pu profiter de programmes d'aide d'organismes locaux et de conseils donnés par des personnes clés qui habitent Portneuf.»

Stéphanie et Laurent établissent un premier contact avec JeunEssor Portneuf, où l'agente de migration Place aux jeunes-Desjardins, Hélène McHugh, leur offre du soutien dans la mise à jour de leur CV tout en les accompagnant dans leur recherche d'emploi.

«Par la suite, nous sommes entrés en communication avec Jean-Pierre Naud, du même organisme, qui nous a inscrits au programme Place à la relève, poursuit la jeune femme. Cette mesure particulière accorde une subvention salariale aux employeurs qui embauchent de jeunes travailleurs.»

Rapidement, Laurent déniche un emploi de mécanicien chez Patates Dolbec, alors que la candidature de Stéphanie - auparavant propriétaire d'une garderie en milieu familial - est retenue pour coordonner l'initiative Portneuf en forme, qui consiste essentiellement à animer des ateliers d'activités physiques pour les jeunes un peu partout sur le territoire.

Nouvelle entreprise

«Combiné à une fin de semaine d'activités consacrée à la découverte de Portneuf offerte par Jeun­Essor, mon nouveau travail m'a permis de mieux connaître la région, puisque j'ai eu à la sillonner à de nombreuses reprises en long et en large», tient à spécifier Stéphanie, qui lance ces jours-ci sa propre entreprise, La Campagne animée, pour répondre à des besoins non comblés en animation et en gestion de loisirs à Saint-Casimir, à Saint-Ubalde, à Saint-Alban et à Saint-Adelphe.

«Ce qui importe quand on arrive quelque part, c'est de tout faire pour s'intégrer, ajoute par ailleurs Laurent. J'ai personnellement participé à l'organisation des fêtes associées au 150e anniversaire de Saint-Ubalde, cette année, et Stéphanie fait du bénévolat à la bibliothèque. On veut développer notre sentiment d'appartenance à la communauté!»

Les deux tourtereaux, qui souhaitent fonder une famille d'ici trois ou quatre ans, admettent que leurs valeurs ont changé depuis qu'ils vivent en campagne.

«Avant, je courais les rassemblements de motos et maintenant, j'apprends à jouer du violon, question de perpétuer une tradition qui existe ici et que je pourrai peut-être transmettre à mes enfants», termine le jeune homme.

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