Le coach de la médication

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Bertrand Bolduc, président de l'Ordre des pharmaciens du Québec

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Depuis quelques mois les 8900 pharmaciens du Québec peuvent exercer sept nouveaux actes qui permettent de soulager le système de santé. Le patient est le grand gagnant de cette loi. Quel est le rôle des pharmaciens aujourd'hui ? À lire également le jeudi 3 mars dans tous les journaux du Groupe Capitales Médias et dans nos applications. »

(Québec) À l'aube du grand congrès des pharmaciens à Québec, Bertrand Bolduc, président de l'Ordre des pharmaciens du Québec, rappelle que l'un des grands enjeux sera d'assurer le rôle des pharmaciens comme coach des médicaments.

«Nous voulons des pharmaciens qui font une distribution efficace et sécuritaire des médicaments, mais en plus, surtout, qui jouent un rôle d'optimisation de l'utilisation des médicaments par le patient», soutient-il.

Il illustre son propos en comparant l'utilisation de la médication à l'entraînement en gymnase avec un entraineur. Le but de l'entraineur n'est pas de faire faire le plus d'exercices possible à la personne, mais plutôt de choisir un programme qui permet d'atteindre les objectifs fixés sans se blesser.

«On ne va pas faire deux heures sur toutes les machines, mais utiliser celles qui permettent d'atteindre l'objectif efficacement», explique-t-il, car l'entraînement en vue du marathon ne sera pas le même que celui qui permettra d'améliorer sa masse musculaire.

Le rôle du médecin est de diagnostiquer le problème pour le régler, alors que celui du pharmacien est de s'assurer que le traitement fonctionne. «Le pharmacien optimise le traitement, enlève ce qui n'est plus nécessaire, ajuste la médication et suggère au médecin des solutions différentes en travaillant en équipe avec les médecins, les infirmières, les travailleurs sociaux, les psychologues pour atteindre les objectifs de traitement de la manière la plus sécuritaire possible», continue M. Bolduc.

Au-delà des pilules

Outre les mesures pharmacologiques, un enfant qui fait de l'asthme aura aussi besoin d'autres mesures à la maison pour limiter les irritants qui provoqueront des crises. «Il faut s'assurer que les patients prennent leur médicament correctement et n'arrêtent pas le traitement parce qu'ils se sentent bien. Nos standards de pratique sont orientés en ce sens», expose-t-il. «Le rôle de l'Ordre est d'encourager cette pratique, car socialement et économiquement cela est rentable du point de vue de la santé et des finances.»

Parmi les autres enjeux, M. Bolduc parle de la crise des opioïdes au Canada et de la gestion que peuvent faire les pharmaciens dans leur pratique quotidienne, notamment en prévenant les décès par la distribution de l'antidote tout en s'assurant que le Naloxone soit utilisé correctement.

Il reconnaît aussi que l'anomalie temporelle concernant l'utilisation des nouvelles technologies devrait se régler prochainement, car les pharmaciens et les établissements de santé sont parmi les seuls professionnels à utiliser les télécopieurs comme mode de communication à l'ère du courriel et des réseaux sociaux. 

«Les prescriptions sur papier finiront par disparaître bientôt», affirme M. Bolduc. L'anomalie temporaire sera réglée d'ici quelques mois. «Il y a de nombreuses possibilités avec les applications et les objets connectés pour que le travail du suivi du pharmacien soit toujours plus efficace», conclut-il.




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