De nombreuses compétitions d'envergure

En 1947, il n'y avait pas de remontée... (Archives Mont-Sainte-Anne)

Agrandir

En 1947, il n'y avait pas de remontée mécanique et les compétiteurs se rendaient au sommet à pied. Les skis étaient montés dans un traîneau tiré par un cheval.

Archives Mont-Sainte-Anne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Zone Mont-Sainte-Anne
Zone Mont-Sainte-Anne

Une grande montagne emblématique. Connue dans tout l'est du Canada et de la côte américaine. C'est le Mont-Sainte-Anne, une fierté de la Côte-de-Beaupré qui célèbre cette année les 50 ans d'exploitation de son potentiel skiable. »

<p>Jean-François Tardif</p>
Jean-François Tardif

Collaboration spéciale

Le Soleil

Le Mont-Sainte-Anne n'a pas seulement charmé les amateurs de sport de glisse. Il s'est aussi rapidement forgé une solide réputation sur les scènes nationale et internationale. Une réputation qui lui a permis d'accueillir de nombreuses compétitions d'envergure de ski alpin mais aussi de ski acrobatique et de planche à neige. Du nombre, on compte sept Coupes du monde de ski alpin.

Le Mont-Sainte-Anne n'avait que trois ans quand il a été pour la première fois de son histoire le rendez-vous de l'élite mondiale. Les hommes s'y étaient rendus afin de prendre part à deux épreuves, un slalom géant et un slalom respectivement remporté par Alfred Matt et Karl Schranz, deux Autrichiens.

«Pour moi, l'évènement le plus mémorable a été la Coupe du monde présentée au MSA en 1989», explique Claire Labossière, directrice et associée au Mont-Sainte-Anne depuis les débuts de la station. «Une compétition à laquelle prenait part Alberto Tomba. Un slalom géant avait été présenté le samedi et un slalom devait avoir lieu le dimanche. Mais dans la nuit précédant celui-ci, une bonne bordée de neige collante. On nous avait demandé de rentrer à trois heures du matin pour essayer de déneiger les pistes et de taper la neige car un parcours de slalom, ça doit être très dur, voire glacé. Il arrive même que l'on arrose le parcours avant une épreuve. Ç'a avait été tout un évènement.»

Mme Labossière mentionne que le Mont-Sainte-Anne a été l'hôte de compétitions d'envergure bien avant son inauguration officielle en 1966. En 1947, il a reçu le Championnat canadien de ski alpin. La compétition avait été présentée dans la piste numéro trois, aujourd'hui la Pionnière, spécialement défrichée pour la tenue de ce grand rendez-vous national.

«À l'époque, il n'y avait pas de remontée mécanique», raconte Mme Labossière qui a vu son frère et sa soeur prendre part à ce premier évènement d'envergure au MSA. «Les compétiteurs devaient se rendre au sommet à pied. Et on montait les skis dans un traîneau tiré par un cheval. Et la piste était beaucoup plus étroite qu'elle l'est aujourd'hui. Les critères de sécurité n'étant pas ce qu'ils sont. Il n'y avait pas de filets protecteurs. Plusieurs compétiteurs s'étaient ramassés dans le décor.»

De Québec, Pierre Jalbert avait terminé deuxième en descente, troisième en slalom et premier au combiné slalom-descente. Chez les femmes, Jacqueline Tracey avait fini cinquième en descente et troisième en slalom.

Ginette Séguin, qui a pris part aux Jeux olympiques de Cortina en 1956 et qui est la grand-mère de Kim Lamarre, n'avait pas pris part à cette compétition. Mais l'année suivante, elle avait participé à une épreuve de la série Sidney Dawes disputée dans la piste des Nationaux.

«Avant la présentation de chaque compétition, ce sont les compétiteurs qui devaient damer la piste avec leurs skis», explique Mme Séguin. «À l'époque, le but était de finir la course. Et quand on se retrouvait dans le bois, on pouvait retourner dans le parcours. Comme il n'y avait que deux traîneaux pour transporter les blessés, c'était préférable de prendre le départ de la course assez tôt au cas où... Je me souviens qu'un skieur pas mal amoché avait été redescendu au bas de la piste sur une pelle.»

L'enthousiasme suscité par la présentation de cette première compétition allait inciter certaines personnes influentes à rêver aux Jeux olympiques de 1952. Sidney Dawes, le président du Comité olympique canadien, affirma même, lors d'une réception de l'Association canadienne de ski présentée au Manoir Saint-Castin, qu'il préférerait la candidature de Québec à tout autre endroit si le Canada devait se prononcer et endosser le dossier. Un point jouait cependant en défaveur du Mont-Sainte-Anne : il n'avait pas la dénivellation exigée pour la présentation de la descente masculine. Plusieurs solutions furent proposées afin de trouver les 175 m manquants mais au bout du compte, le rêve de faire du MSA une montagne olympique fut abandonné.

Les Jeux du Canada

Même si le Mont-Sainte-Anne n'a pas reçu de Coupe du mode de ski alpin depuis 1989, il peut s'enorgueillir d'être devenu la première station de ski à présenter une épreuve de la Coupe du monde de surf des neiges au Canada. C'était en 1993. D'autres Coupes du monde ont par la suite été présentées en 1995, en 1997 et en 1998, les deux dernières chapeautées par la Fédération internationale du ski qui avait accepté la planche à neige dans ses rangs.

La montagne a aussi reçu sa part d'athlètes venant des quatre coins de la planète. Chaque année, plusieurs équipes régionales ou nationales s'arrêtent à la montagne de Beaupré afin de s'y entraîner. C'est le cas des Japonais qui se sont arrêtés au MSA à quelques reprises. D'autres sont débarqués à la montagne afin de prendre part à des épreuves au calendrier de prestigieuses séries nord-américaines ou nationales comme la Super Série ou la Série du printemps, des épreuves qui reviennent année après année au MSA. À preuve, une Super Série s'y arrêtera les 23 et 24 janvier. Au menu : deux slaloms géants masculins.

Le Mont-Sainte-Anne a aussi eu l'honneur de présenter des épreuves disputées dans le cadre des premiers Jeux du Canada. C'était en février 1967, une compétition tenue dans le cadre du centenaire du pays. Depuis, les Jeux du Canada sont présentés aux deux ans, en alternance entre jeux d'été et jeux d'hiver.

Il y a 25 ans

Le Mont-Sainte-Anne ne pouvait se faire un plus beau cadeau pour ses 25 ans en étant l'hôte, à l'été de 1991, d'une première Coupe du monde de vélo de montagne.

Un événement qui y est retourné chaque année depuis, à l'exception de 1998 et de 2010, présentation des Championnats du monde de vélo de montagne. «Le Mont-Sainte-Anne est le seul endroit au monde à avoir présenté à chaque année des épreuves du circuit international de vélo de montagne depuis la reconnaissance de ce sport par l'UCI en 1991», explique Chantal Lachance, cofondatrice de GESTEV et aujourd'hui vice-présidente et directrice des opérations de l'entreprise. «Il est un incontournable au calendrier international de vélo de montagne au même titre que Kitzbuhel, en Autriche, l'est au calendrier du ski alpin.»

Parlant des Championnats du monde qui constituent le point culminant de la saison en vélo de montagne, Mme Lachance a expliqué que ceux-ci étaient beaucoup plus gros qu'une Coupe du monde. En 1998, plus de 1100 coureurs ont pris part à la compétition, soit environ cinq fois plus que lors d'une épreuve de la Coupe du monde.

Et en 2010, pas moins de 630 athlètes étaient au rendez-vous dont tous les champions de 2009, tant chez les femmes que chez les hommes. Après cette présentation couronnée de succès, Pat McQuaid, alors président de l'UCI, avait confirmé à GESTEV que le MSA n'aurait pas à attendre 12 autres années avant de recevoir les grandes finales du circuit mondial de vélo de montagne.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer