Six entrepreneurs, six chemins différents

Louise Vallée, Guy Déom, Caroline Balsat, Ève Sansfaçon,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Louise Vallée, Guy Déom, Caroline Balsat, Ève Sansfaçon, Léonard Leclerc et Yoann Combe-Duthion proviennent tous de milieux différents, mais ils ont le même objectif en tête : celui d'être leur propre patron.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Les diplômés en formation professionnelle et technique sont en forte demande selon les plus récentes données de Emploi Québec. À l'occasion du Salon carrière et formation qui se tiendra du 21 au 24 octobre 2015 au Centre de foires, Le Soleil aborde ce sujet. »

Jean-Michel Poirier
Le Soleil

(Québec) Malgré le manque de salariés dans les métiers spécialisés, de plus en plus de personnes choisissent la voie de l'entrepreneuriat. Le Soleil en a rencontré quelques-unes au Centre de formation professionnelle Fierbourg, qui offre un programme de lancement d'entreprise.

Les voies qui mènent à l'entrepreneuriat sont multiples. Dans le cas des élèves rencontrés par Le Soleil, il ne s'agit pas d'une vocation ou d'un choix conditionné depuis l'enfance. S'ils ont tous été salariés, ils partagent un certain désenchantement par rapport au marché du travail.

C'est le cas d'Ève Sansfaçon, 38 ans, qui espère ouvrir un café où les animaux sont les bienvenus. Technicienne en loisirs de formation, elle en a eu assez de jongler avec les contrats irréguliers et les emplois saisonniers. «Ça fait cinq ans que je suis en perpétuelle recherche de contrats. Tant qu'à vivre dans l'incertitude, j'ai pensé devenir mon propre patron», a affirmé celle qui travaille maintenant à temps partiel comme professeure d'anglais.

Même son de cloche du côté de Caroline Balsat, une designer d'intérieur de 33 ans, qui n'arrivait pas à trouver un poste à son goût. «J'ai beaucoup voyagé et j'ai occupé beaucoup de postes en 10 ans dans mon domaine, et je n'ai jamais trouvé un poste qui me convenait, en matière de créativité», explique celle qui désire «mettre de la personnalité dans ce que je fais et de laisser ma marque dans la société, c'est vraiment pour faire ce que j'aime» en ouvrant sa propre boîte de design.

L'entrepreneuriat peut être aussi un projet de couple. Léonard Leclerc, 35 ans, est en voie d'ouvrir sa boulangerie-pâtisserie à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier avec sa femme. «J'ai beaucoup travaillé dans les boulangeries industrielles. Je faisais surtout des remplacements de congés de maternité», explique-t-il. Puis, s'est présentée l'occasion d'acheter l'entreprise familiale dans le domaine du béton. Mais après cinq ans, M. Leclerc a compris qu'il préférait retourner dans le domaine de l'alimentation à son compte. «J'ai vendu mes parts dans l'entreprise familiale et je suis retourné aux études», explique celui-ci, qui termine un diplôme d'études professionnelles en pâtisserie en même temps que la formation en lancement d'entreprise.

Expérience antérieure

Guy Déom, 54 ans, n'en est pas à son premier projet d'entreprise. «Dans ma première vie, j'ai possédé ma propre compagnie de danse à but non lucratif.» Puis, la vie l'a mené à occuper des postes de délégué commercial dans le domaine touristique. Il est maintenant en rédaction de son plan d'affaires afin de mettre sur pied un service de planification d'évènements et de voyages d'affaires pour les entreprises.

La fibre entrepreneuriale vient parfois par hasard. Français d'origine, Yoann Combe-Duthion,

29 ans, est au Québec depuis neuf ans. Il a terminé une maîtrise en géographie à l'Université Laval. «Après mes études, j'ai décidé que je ne voulais être ni enseignant ni travailler dans la fonction publique», explique-t-il. Confronté à la réalité, il a cependant dû se trouver un emploi. «J'ai passé plus de trois ans en restauration et le profil entrepreneurial est arrivé comme ça.» Il entend mettre à profit sa formation en géographie en mettant sur pied une entreprise de service-conseil en environnement et en responsabilité sociale auprès des entreprises.

Pour Louise Vallée, cependant, la formation en entrepreneuriat sert davantage de catalyseur afin de développer des outils et d'avoir l'illumination. Cette secrétaire de

55 ans aime son emploi et ne compte pas le laisser. «Je n'ai pas vraiment de projet pour le moment, mais j'aime aider, j'aime partager des choses que je découvre et que j'ai appliquées à ma vie», explique-t-elle. Conjointe de naturopathe, elle affirme être «passionnée par plein d'affaires», dont la santé et l'alimentation. Elle estime que la formation en entrepreneuriat de Fierbourg lui permettra d'avoir un «flash».

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