Des secteurs en manque de main-d'oeuvre

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Les besoins en restauration sont grands et, pour l'heure, le nombre d'élèves ou de finissants dans le secteur de l'alimentation et du tourisme peine à répondre à la demande de main-d'oeuvre.

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Déjà en demande, certains métiers spécialisés pourraient ne pas être en mesure de répondre aux besoins futurs si la tendance actuelle se maintient. Sans être exhaustif, le coup de sonde du Soleil est éloquent à ce sujet. »

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<p>Jean-Michel Genois-Gagnon</p>
Jean-Michel Genois Gagnon

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Dénicher la perle rare n'est pas toujours de tout repos pour une entreprise québécoise. Alors que la main-d'oeuvre spécialisée dans certains secteurs se fait de plus en plus rare, les besoins, eux, continuent de croître. Voici quelques secteurs en demande.

En raison de la rareté de la main-d'oeuvre,... (Photo fournie par la commission scolaire des Premières-Seigneuries) - image 1.0

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En raison de la rareté de la main-d'oeuvre, les nouveaux diplômés trouvent un travail assez rapidement.

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Ces dernières années, plusieurs entreprises ont intensifié leur opération charme auprès des futurs diplômés et des travailleurs des autres compagnies afin de pourvoir leurs postes spécialisés.

Par exemple, une dizaine d'entreprises de la région de Portneuf ont décidé d'offrir cette année aux élèves finissants dans les métiers de soudeur-assembleur ou machiniste un boni de 3000 $ afin de les encourager à demeurer pour une même entreprise.

Tout d'abord, l'élève devra suivre son programme tout en travaillant pour une entreprise de la région. Après sa formation, dès son embauche, il recevra 1000 $, et puis 1000 $ au terme de son premier mois de travail et, finalement, un autre 1000 $ le mois suivant.

«Le projet devait débuter en 2013, mais cela n'a pas fonctionné. Nous avons eu deux demandes de stagiaire, mais aucune entreprise participante ne s'est prévalue du droit d'avoir un stagiaire», explique Jimmy Campagna, directeur de la formation professionnelle au Centre de la Croisée de la commission scolaire de Portneuf. «Cette année, nous l'offrons à nouveau.»

Du côté de Davie Canada, qui a embauché plus de 600 employés au cours de la dernière année et qui prévoit en ajouter encore 150, un plan stratégique au chapitre du recrutement a été nécessaire afin d'attirer de nouvelles recrues.

«Certains métiers spécialisés, comme des monteurs d'acier et des soudeurs, possèdent un bassin de main-d'oeuvre de plus en plus difficile à recruter au niveau local», indique Anne Albert, gérante des ressources humaines à Davie Canada. «Pour parvenir à attirer ce genre de main-d'oeuvre, nous avons établi différentes stratégies au niveau du recrutement. Par exemple, nous utilisons beaucoup les réseaux sociaux et nous passons des annonces ciblées. De plus, nous faisons la visite du chantier avec des finissants dans certains domaines.»

«Besoin alarmant»

Les besoins en restauration sont grands et, pour l'heure, le nombre d'élèves ou de finissants dans le secteur de l'alimentation et du tourisme peine à répondre à la demande à un tel point que certaines entreprises doivent parfois se tourner vers le recrutement international afin de pourvoir des postes.

«C'est un secteur au niveau du recrutement qui tourne un petit peu au ralenti», souligne Catherine Jauvin, conseillère en communication à Fierbourg, centre de formation professionnelle qui compte au total 1800 élèves, répartis au sein de 18 programmes de formation menant à un diplôme d'études professionnelles.

Pour les finissants en cuisine, on parle d'une soixantaine de nouveaux diplômés par année à Fierbourg. «Jusqu'en 2012, nous avions un groupe de soir [en cuisine], nous avions entre 70 et 80 finissants par année. Maintenant, nous ne sommes plus en mesure de le démarrer en raison du manque d'inscriptions», ajoute Mme Jauvin.

En 2013-2014, 116 demandes d'admission ont été faites à Fierbourg dans le secteur de l'alimentation et du tourisme, comparativement à 164 en 2011-2012.

La rareté de la main-d'oeuvre donne bien sûr parfois des maux de tête aux propriétaires de compagnie. Toutefois, elle s'avère salutaire pour les nouveaux diplômés.

«Dans 90 % des cas, ils se trouvent un travail assez rapidement», affirme Carole Coulombe, conseillère en communication à la commission scolaire de la Capitale, qui comprend l'École hôtelière de la Capitale. «Il y a un manque criant dans ce secteur sur le marché du travail. Pour l'année 2014, les métiers de cuisinier et de boucher faisaient partie des programmes d'études qui offraient les meilleures perspectives d'emploi.»

Les formations disponibles à l'École hôtelière de la Capitale sont notamment boucherie, boulangerie, cuisine, pâtisserie, sommellerie, service de la restauration et vente de voyages.

Un grand défi

Le secteur de la construction aura un grand défi à relever au cours des prochaines années : trouver une relève adéquate afin de seconder les nombreux départs à la retraite.

«Un virage démographique s'est amorcé, la population vieillit», affirme Véronique Mercier, directrice des communications à l'Association de la construction du Québec-Québec, organisme qui compte plus de 1200 membres. «Nous le ressentons au niveau de l'administration. Les entreprises n'ont pas de relève. Ils recherchent même des formations en gestion de la relève.»

Tous les métiers sont en demande, affirme Mme Mercier. «Grutier, mécanicien de machineries lourdes, chargé de projet, opérateur de pelles, vitrier et estimateur.»

Quelques exemples d'entreprises et de leurs besoins

>> EBC inc.

  • Secteur d'activité : entrepreneur général (génie civil, terrassement, mines, bâtiment)
  • Besoin de recrutement : directeur construction, gérant de projet, agent de sécurité et autres
  • www.ebcinc.com/fr/emplois

>> Le Groupe SM Tardif

  • Besoin de recrutement : peintre industriel, assistant(e) au chargé de projets de construction, estimateur senior en construction-bâtiment, estimateur junior en plomberie
  • www.sm-inc.com

>> ITR Acoustique

>> EBI electric inc.

>> Poirier Peinture plus inc.

>> Lafontaine  

>> Groupe Honco

  • Besoin de recrutement : monteur d'acier, chargé de projets, estimateur, dessinateur, etc.
  • www.groupehonco.com

>> Guay inc.

>> Vitrerie Univerre (1987) inc.

>> Forage Dynami-Tech

  • Secteur d'activités : opérations de dynamitage et cassage, forage et ancrage, pieux et injection
  • Besoin de recrutement : boutefeu, foreur
  • Candidatures à : info@forage-dynamitage.ca

Source : Association de la construction du Québec (section Québec)

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