Alors que l'Institut de la statistique prévoyait une décroissance de la population, «c'est le contraire qui s'est produit, avec la publicité», souligne le préfet de la MRC de Lotbinière, Maurice Sénécal, aussi maire de la municipalité de Lotbinière.
«Les prix [des terrains] sont beaucoup plus abordables qu'à Lévis ou Québec. Ç'a attiré des jeunes familles, des jeunes, des retraités... Ce qu'ils veulent, c'est des espaces plus vastes. Ce n'est pas tout le monde qui veut vivre, comme j'appelle, dans une boîte à conserve en ville», dit celui qui a longtemps vécu dans la région de Montréal, avant de choisir Lotbinière.
«On a mis la famille au coeur de notre logo. Toutes les municipalités se sont donné une politique familiale.»
Selon le secteur, les terrains se vendent environ 8 $ du pied carré, d'après la présidente du Centre local de développement (CLD) de Lotbinière et mairesse de Saint-Agapit, Sylvie Fortin Graham. Il est possible d'y acheter un bungalow pour 150 000 $ et, signe d'une certaine densification, des maisons en rangée font leur apparition à des prix parfois sous les 100 000 $.
Travailler à Québec
«Ici, à Saint-Agapit, on connaît l'arrivée des jeunes couples, des jeunes ménages qui veulent profiter des prix du marché relativement bas par rapport au centre-ville de Lévis. On est la ceinture extérieure du développement», explique la mairesse.
Les municipalités plus à l'est de Lotbinière, comme Saint-Antoine-de-Tilly, Saint-Agapit ou Saint-Apollinaire, voient donc des gens travaillant à Québec s'installer chez eux. «Le seul hic, le matin, c'est les ponts. Mais les industries tendent à traverser le pont, s'installent plus sur la Rive-Sud», souligne Maurice Sénécal.
Cette migration positive est une bonne nouvelle aussi pour ceux qui vivent déjà dans Lotbinière, la croissance allant de pair avec le développement des services.
La synergie qui s'opère entre les 18 maires et mairesses de la MRC aura permis depuis quatre ans de développer l'entrepreneuriat, un virage qui donne des résultats, note le préfet. «Quand on parle de culture entrepreneuriale, c'est que les petits villages se développent à partir des gens qui les habitent.» Le CLD a enregistré cette année 40 demandes pour le développement de nouvelles entreprises.
La MRC s'attend à atteindre les 30 000 habitants au courant de l'année et le préfet avance même que Lotbinière pourrait compter 35 000 habitants dans cinq ans. La région attire aussi de plus en plus les immigrants, qui y découvrent des possibilités d'affaires intéressantes.