Un besoin de rétablir les faits

Chaque année, plus de 5000 navires circulent sur... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Chaque année, plus de 5000 navires circulent sur le Saint-Laurent, selon les données de la SODES.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Sous le thème «Transporter en toute sécurité», les représentants de l'industrie maritime du Québec se réunissent aujourd'hui à l'Assemblée nationale pour se pencher sur la situation. Les six quotidiens du Groupe Capitales Médias, dont Le Soleil, font le point. »

Raphaelle Plante

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) La 15e Journée maritime québécoise, qui se déroule mardi à l'Assemblée nationale, permet aux représentants de l'industrie maritime de rencontrer les élus pour discuter des enjeux qui les concernent. Organisée par la Société de développement économique du Saint-Laurent (SODES) et les Armateurs du Saint-Laurent le quatrième mardi d'octobre, la Journée maritime aborde cette année le thème «Transporter en toute sécurité». Les six quotidiens du Groupe Capitales Médias, dont Le Soleil, font le point.

Le choix du thème de la sécurité apparaissait comme une nécessité pour la SODES et les Armateurs du Saint-Laurent, afin de «remettre les pendules à l'heure» et de s'assurer que l'information qui parvient aux représentants de la population au Parlement soit juste et vérifiée.

«Il y a un questionnement [sur la sécurité dans les transports] excessivement présent dans la population, dans les municipalités, surtout depuis [la tragédie ferroviaire de] Lac-Mégantic», indique Nicole Trépanier, pdg de la SODES. «C'est un questionnement qui est sain et fondé, mais il y a des faussetés qui se propagent [...] Il y a une tendance à laisser entendre qu'on fait n'importe quoi, n'importe comment», déplore Mme Trépanier, qui insiste sur l'importance de «rétablir les faits».

Un constat partagé par le directeur général des Armateurs du Saint-Laurent, Martin Fournier : «Il y a eu une crainte généralisée à tous les types de transport depuis Lac-Mégantic. La population avait une perception très négative [notamment] du transport maritime, alors que son bilan est remarquable. Les faits, les données démontrent que c'est [un moyen de transport] très sécuritaire.» Selon les données de la SODES, le taux d'accidents avec blessés y est 58 fois plus bas que celui du transport routier, et 14 fois plus bas que celui du transport ferroviaire.

M. Fournier signale d'ailleurs que «le secteur maritime est le plus réglementé en transport», l'industrie étant soumise à la réglementation fédérale ainsi qu'à 33 conventions internationales qui touchent à la sécurité des passagers, du personnel, des opérations, de l'environnement, etc.

Le Canada fait partie des 171 États membres de l'Organisation maritime internationale (OMI), l'institution spécialisée des Nations Unies chargée d'assurer la sécurité du transport maritime et de prévenir la pollution des mers par les navires. Le pays est donc soumis à cette autorité mondiale.

Pas que du pétrole

Il n'y a pas que des hydrocarbures qui sont transportés par bateau. «C'est beaucoup plus large que ça! Environ 90 % des biens sont transportés par bateau dans le monde, que ce soit de l'équipement informatique ou électronique, des véhicules, des fruits, des matières premières...» indique la pdg de la SODES, qui célèbre cette année ses 30 ans d'existence.

Les principales marchandises transbordées dans les ports du Québec - qui représentent quelque 110 millions de tonnes par année - sont les minerais, les produits agricoles et alimentaires, les produits forestiers, les carburants et produits chimiques, les biens manufacturés et la machinerie et les équipements lourds.

Information accessible

Pour défaire certains mythes et véhiculer une information juste et vérifiée, l'industrie maritime a mis en place depuis juin le Bureau d'information maritime, «un guichet unique accessible à tous, sans frais», explique Nicole Trépanier. Le site Web (www.st-laurent.org/bim) présente une foule d'informations sur la sécurité, l'environnement ou encore l'économie liée à l'industrie. Il est possible d'appeler pour poser des questions et être référés à des experts (581 996-5823).

«C'est un exercice pédagogique et formateur. On a de plus en plus de demandes des écoles», signale Mme Trépanier, qui dit constater que «les gens aiment le fleuve, mais ne le connaissent pas».

***

Des opérations strictement encadrées

Au Port de Québec, «dans les dernières années, plus d'une douzaine de comités avec des experts ont été formés pour améliorer [les opérations], regarder les meilleures pratiques et les nouvelles technologies» dans le domaine maritime, signale Yoss Leclerc, vice-président et chef des opérations maritimes.

Celui qui oeuvre depuis une trentaine d'années dans le milieu maritime, dont 15 comme capitaine de navire, affirme que la sécurité et la protection de l'environnement sont les priorités au Port de Québec. «On a un système de gestion de la sécurité portuaire qui chapeaute l'ensemble des activités en mer et sur terre», indique M. Leclerc, précisant que son équipe et lui sont à pied d'oeuvre tous les jours, 24 heures sur 24.

Le vice-président signale la chance d'avoir à portée de main, à Québec, le Centre de simulation et d'expertise maritime, qui détient une spécialisation en matière de sécurité de la navigation.

D'ailleurs, pour élaborer le projet d'agrandissement du port dans le secteur de Beauport, les opérations potentielles à venir ont été simulées pour être en mesure de bien évaluer les besoins, indique M. Leclerc.

Le projet Beauport 2020 doit également être étudié par l'Agence canadienne d'évaluation environnementale et passer par un processus de consultation citoyenne avant de se concrétiser.

Le Port planche également sur le réaménagement et l'agrandissement de son terminal de croisières afin de répondre à l'achalandage grandissant des immenses navires à Québec. Un défi logistique pour permettre d'accueillir, d'ici 2025, 400 000 passagers en escale dans la capitale.

Du côté de Lévis, la Ville se prépare à accueillir, à compter de 2017, des navires de croisières fluviales et internationales de taille moyenne au quai Paquet. Lévis compte également des installations maritimes du côté de Chantier Davie Canada et de la raffinerie Jean-Gaulin (Valero).

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