Rendre le cabotage plus populaire

«Le cabotage permettrait de transférer beaucoup de marchandises... (Photo Louis Rhéaume)

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«Le cabotage permettrait de transférer beaucoup de marchandises de la route vers le fleuve, question notamment de diminuer l'empreinte environnementale [...]» estime Martin Fournier, le directeur général des Armateurs du Saint-Laurent

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«Révolution maritime». Ces mots sont ceux du ministre Jean D'Amour, qui prépare la stratégie maritime du Québec. Le sujet sera débattu le 28 octobre, lJournée maritime 2014, qui réunira à Québec des représentants du secteur maritime, des élus locaux et régionaux et différents acteurs du milieu. Le Soleil rapporte les attentes de l'industrie et une entrevue avec le ministre. »

Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

Contrairement au réseau routier, près du point de saturation à plusieurs endroits, le Saint-Laurent représente une voie de transport de marchandises particulièrement sous-utilisée. Le cabotage, le transport de marchandises d'un port sur le fleuve à un autre, est donc appelé à être plus présent qu'il ne l'est présentement.

«On considère qu'il pourrait y avoir beaucoup plus de cabotage sur le fleuve», a affirmé sans ambages le directeur général des Armateurs du Saint-Laurent, Martin Fournier. «Ça permettrait de transférer beaucoup de marchandises de la route vers le fleuve, question notamment de diminuer l'empreinte environnementale et la pression sur le réseau routier.»

Seulement pour la Côte-Nord, pas moins de 140 000 camions transitent annuellement sur le réseau routier. Un seul transport par navire permet, en moyenne, de retirer 900 camions de ce total. Alors, pourquoi donc le transport maritime n'est-il pas plus populaire? «Le fleuve est une superbe autoroute, mais, de chaque côté, on a deux vraies autoroutes qui nous compétitionnent», lance M. Fournier en guise d'explication.

L'organisme a mené en 2012 une étude sur le cabotage vers la Côte-Nord afin d'établir un véritable service sur le fleuve. Parmi les constats, celui de l'image de ce type de transport. «Le transport maritime est peu connu ou mal connu, souligne le directeur général. Les responsables de la logistique du transport dans les entreprises ont l'image que c'est lourd, complexe et peu flexible.

«On s'est rendu compte qu'on a un travail de sensibilisation et de changement de perceptions à faire pour démontrer que ce n'est pas complexe, ajoute-t-il. Maintenant, plusieurs armateurs offrent des services clé en main. Ce qu'on veut développer, c'est un service qui répondra aux besoins et qui enlèvera de la pression sur le réseau routier. À l'époque [en 2012], le Plan Nord ne s'était pas concrétisé et on avait mis fin à notre projet, mais on regarde maintenant la possibilité de le remettre en marche.»

Martin Fournier espère maintenant que la Stratégie maritime du gouvernement permettra à l'industrie «d'aller plus loin». Il se dit «assez optimiste de penser qu'on va trouver des façons de faire la consolidation des marchandises afin de favoriser le maritime et d'apporter, à terme, une croissance du cabotage.

«Toutefois, ça va prendre une volonté politique, une meilleure compréhension du service par les clients potentiels et une manutention plus efficace des marchandises», conclut le directeur général.

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