Échangeur Charest-Robert-Bourassa: jouer dans le trafic

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Francis Gauvin supervise la réfection de l'échangeur Robert-Bourassa-Charest... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Francis Gauvin supervise la réfection de l'échangeur Robert-Bourassa-Charest et ses 68 liens possibles.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Luc Fournier, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Francis Gauvin a commencé en 2007 une tâche colossale : refaire la jonction entre les autoroutes Charest et Robert-Bourassa. Pas une mince affaire, puisqu'il doit considérer 68 liens possibles... tout en assurant la fluidité de la circulation.

«L'objectif principal est de remplacer les deux ponts d'étagement qui ont atteint leur durée de vie utile.» Construits à la fin des années 60, les viaducs conçus avec une poudre de ciment réagissant avec les granulats devaient être refaits. Un travail ardu, quand on sait qu'environ 65 000 véhicules passent au-dessus et en dessous chaque jour. En même temps, on améliorera la sécurité et la fluidité de ces tronçons cruciaux, notamment en ajoutant un lien direct, de Robert-Bourassa direction sud, vers Charest Ouest.

L'ingénieur Gauvin coordonne le chantier et doit s'assurer de respecter le budget. Pas facile, surtout avec des variations importantes du prix du pétrole, qui fait rouler les camions et qui est l'un des ingrédients du bitume.

Mais le grand défi est certainement de composer avec la circulation automobile. Nuire le moins possible. «Un gros casse-tête», concède-t-il. Son truc? «Toujours privilégier les autoroutes avant les bretelles.»

Défi aussi de construire tout près d'éléments qu'on doit garder, comme c'est le cas pour les viaducs de Robert-Bourassa qui surplombent le boulevard du Versant-Nord.

Et comme si ce n'était pas assez, M. Gauvin doit considérer la présence d'un chemin de fer et discuter avec trois de ces compagnies. Sans oublier les conduites d'égouts et d'aqueduc, les fils enfouis...

Travail de longue haleine

La planification de ce type de chantier doit se faire deux ans avant l'arrivée sur place des premières machines. Les premiers scénarios ont été imaginés en 2007. En 2008, on élaborait les plans et devis, pour commencer les travaux en août 2009. L'ingénieur participe à toutes ces étapes préliminaires.

La contrainte principale est incontournable : l'hiver. «Ici à Québec, on arrête de travailler», compare-t-il avec Montréal, où les travaux n'ont pas à être suspendus aussi longtemps.

Francis Gauvin doit aussi composer avec un certain nombre d'imprévus. Afin de les éviter le plus possible, on refait tout en neuf. «On essaye de ne rien garder.» De cette façon, on évite bien des mauvaises surprises. «On ne coupe pas dans la qualité des matériaux dans ce chantier-là», insistera l'ingénieur qui se rend sur place pratiquement tous les jours, lorsque le chantier est ouvert. Surtout lorsqu'il y a des travaux nécessitant sa présence.

Les travaux devraient recommencer à la fin mars, si la température et le peu de neige le permettent. On s'attaque cette année à la direction sud de l'autoroute Robert-Bourassa. L'ingénieur estime la durée de vie de l'infrastructure de 50 à 75 ans.

Réfection de l'échangeur Charest-Robert-Bourassa

Ingénieur: Francis Gauvin

Échéancier: 2007-2013

Coût: 260 millions$

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