Parc éolien de la Seigneurie de Beaupré: au gré du vent

L'ingénieur Paul Tanguay... (Photo fournie par Borea)

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L'ingénieur Paul Tanguay

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Éthique et commission Charbonneau, relève qui frappe à la porte, diversification du métier, conscience plus affûtée de la société sur le rôle qu'ils jouent, les ingénieurs voient leur profession évoluer et faire face à une transition. Tour d'horizon. »

Luc Fournier, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) La Côte-de-Beaupré a le vent dans les voiles... et bientôt les pales. Un parc éolien de 126 éoliennes pour 272 MW (366 MW au total, fin 2015) y verra le jour d'ici l'automne 2013. Pour l'ingénieur qui coordonne le projet, Paul Tanguay, un des défis majeurs est certainement celui de respecter l'environnement. Une tâche aussi énorme que les mastodontes de 30 à 40 tonnes qui amèneront les éoliennes dans les hauteurs de Charlevoix.

C'est comme si un éléphant devait marcher sur le bout des pieds. Pour amener les éoliennes à 15 kilomètres au nord de Saint-Tite-des-Caps, il faut renforcer 115 kilomètres de routes forestières, afin de supporter les camions qui y passeront. De la machinerie semblable à celle qu'on retrouve dans les mines, souligne l'ingénieur qui coordonne le projet, Paul Tanguay, de Borea Construction.

Il faut d'abord respecter la nature, dont plusieurs ruisseaux. Une fois les chemins solidifiés, il faut aussi que l'ingénieur prévoie le pire. «Par exemple, s'il y a un déversement pétrolier, quelles sont les mesures en place?»

L'ingénieur doit aussi travailler avec un échéancier serré. «On ne peut pas se permettre d'erreurs», concède M. Tanguay, ayant déjà peu de marge de manoeuvre; pressé par le temps, mais en même temps soucieux que le projet soit conforme à la volonté du client et que sa qualité ne soit pas compromise.

Comme il y a aussi beaucoup de dynamitage, les normes de sécurité sur le chantier doivent être bien strictes et l'ingénieur doit être soucieux de cet aspect.

La distance avec les résidences, dans ce cas précis, est «moins critique», puisque les éoliennes seront peu visibles, note l'ingénieur. «De la route 138, l'éolienne aura quatre ou cinq pouces de haut.»

Dans le plus fort des activités, à l'été, 500 personnes travailleront sur le chantier, dont trois à quatre ingénieurs, en plus de stagiaires. À terme, les parcs éoliens de ce coin de Charlevoix répondront à la demande énergétique de 65 000 foyers québécois.

Parc éolien de la Seigneurie de Beaupré

Ingénieur: Paul Tanguay

Échéancier: 2008-2013

Coût: 700 millions$

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