La Cité Desjardins, une coopérative bâtie sur le roc

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L'ingénieur André Roy dirige le projet de revitalisation... (Photo Ghislain Des Rosiers, FCDQ)

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L'ingénieur André Roy dirige le projet de revitalisation de la Cité Desjardins de la coopération à Lévis, qui a nécessité du dynamitage et l'évacuation de 20 000 mètres cubes de roc sans trop déranger les occupants des autres édifices de la Cité.

Photo Ghislain Des Rosiers, FCDQ

Luc Fournier, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Avec le nouvel édifice de 15 étages visant à rassembler 1500 employés à Lévis, les assises de Desjardins reposeront plus que jamais sur une base solide. C'est que pour construire l'immeuble, il a fallu dynamiter le roc... au beau milieu d'où travaillent 5500 personnes.

«On fait un mégachantier mais on ne fait pas ça dans le champ!» Et c'est bien là le défi de l'ingénieur André Roy, directeur du projet. «C'est dans le milieu d'un site qui doit continuer d'opérer.»

Il a donc fallu sortir du site le plus subtilement possible 20 000 mètres cubes de roc, dans 2000 camions-remorques pour ériger cet édifice qui deviendra «le nouveau point de référence du paysage lévisien à partir du Vieux-Québec».

Pour réaliser ce grand chantier, on aura aussi dû déplacer une partie de la rue des Commandeurs, où se trouvent les différents bâtiments de la Cité Desjardins de la coopération, à la rencontre des boulevards de la Rive-Sud et Alphonse-Desjardins.

En fait, un des bâtiments actuels sera déconstruit (en récupérant des matériaux) pour faire place à une aile du nouveau bâtiment. Mais en attendant, la tour prend forme à moins de deux mètres de ces vieux locaux construits à la fin des années 50.

Les gens continuent d'y travailler. La grande préoccupation est donc «de faire le dynamitage de façon sécuritaire». Rien n'avait toutefois été laissé au hasard et les explosions se sont faites à heures déterminées, de façon à ne surprendre personne.

«On a aussi le défi de réaliser un projet LEED or.» Pour ce faire, l'ingénieur doit veiller à ce que l'immeuble respecte un certain nombre de critères : géothermie, toiture végétale, maximisation de l'éclairage naturel par l'automatisation des toiles...

Échéancier serré

André Roy doit aussi penser les changements importants aux réseaux d'égout et d'aqueduc qui devront être faits. Tout ça, en ayant en tête que les premiers employés entreront au travail en 2013. Encore une fois, le temps presse.

Pour ce qui est du transport des employés de la Cité Desjardins, l'ingénieur devra aussi s'asseoir avec la Société de transport de Lévis pour s'assurer que les deux projets s'arriment bien. «Il va falloir regarder avec eux le type d'aménagement.»

André Roy peut toutefois compter sur l'aide de 25 à 30 ingénieurs de différentes firmes, dont Roche, BPR et Pomerleau.

Cité Desjardins de la coopération

Ingénieur: André Roy

Échéancier: 2007-2014

Coût: 125 millions$

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