>> Arcelor Mittal
À Fermont, ArcelorMittal prévoit embaucher 1000 personnes... seulement en 2012! De 300 à 500 s'ajouteront en 2013, au moment où «on aura atteint notre niveau de production», indique Éric Tétreault, directeur, Communications et affaires publiques.
Les corps de métiers recherchés sont très variés, et l'entreprise doit donner quelques formations très spécialisées, notamment pour les conducteurs de ses camions, des mastodontes de 400 tonnes qu'on ne trouve nulle part ailleurs. La mine de Mont-Wright, près de Fermont, passera d'une production de 14 à 24 millions de tonnes de minerai de fer.
>> Casa Berardi
Chez Mines Aurizon, à La Sarre en Abitibi-Témiscamingue, 500 personnes sont à l'emploi de la Casa Berardi et «on aura besoin d'autant de gens dans les prochains 10 ans», explique Josée Plouffe.
Seulement pour le projet Joanna, dont le rapport de faisabilité sera déposé en 2012, il faudra embaucher 200 personnes supplémentaires, dont des ingénieurs miniers et des géologues. Cette mine d'or à ciel ouvert est l'un des neuf projets sur la table, dont huit en sont à l'étape d'exploration. La minière dit avoir augmenté ses explorations depuis qu'elle a adopté un modèle d'affaires en coentreprise.
>> Raglan
Dans le Grand Nord québécois, la mine de nickel d'Xstrata, à Raglan, a actuellement 121 postes ouverts ou à pourvoir dans les prochaines semaines. Un nombre important, si l'on considère que la mine située dans le Nunavik embauche présentement 875 employés.
Le recrutement, «c'est le nerf de la guerre», confirme Francis Beauvais, chargé des communications pour la mine de Raglan. La minière est notamment à la recherche d'une quinzaine d'ingénieurs, plus difficiles à trouver, et de 50 mineurs. Deux corps de métiers bien différents, mais dont le salaire annuel est semblable, à 100 000 $ et plus. Le salaire horaire d'un ingénieur sera plus élevé, mais les bonis à la production auxquels ont droit les mineurs viennent réduire l'écart de salaires entre les deux métiers.
Pour trouver ces employés, Xstrata a récemment organisé des journées portes ouvertes. «Ç'a été super populaire, on a rencontré plus de 800 personnes.» L'entreprise aura aussi choisi d'alléger ses critères, notamment en termes d'expérience de travail. Elle lorgne maintenant des travailleurs forestiers, dont certains ont les compétences recherchées. L'entreprise a par ailleurs choisi de former des travailleurs inuits dans une mine-école.
«On a une cible de 20 % de travailleurs inuits.» Dans cette «ville-usine» située à une centaine de kilomètres du plus proche village, relié par aucune route, les employés travaillent en fly-in/fly-out.
>> Géant Dormant
Du côté de Géant Dormant (North American Palladium), à Amos, en Abitibi-Témiscamingue, la problématique est tout autre. La mine dite «conventionnelle», sans les gros camions et avec les rails sous terre, a besoin de travailleurs physiques. Fatigués, ceux-ci acceptent parfois un emploi ailleurs, de sorte que Géant Dormant doit embaucher d'abord pour combler les départs. Le taux de roulement atteint 63 %.
«Il y a des gens qui se font appeler même ici», explique Josée Vallières. Ainsi, on mise sur les travailleurs issus du milieu, qui seront plus enclins à rester dans la région. «Notre gros défi, c'est d'embaucher des gens de près. On ne prend même plus les curriculum vitae qui proviennent de l'extérieur.»
La minière préférera investir pour former elle-même ses employés, notamment par une entente avec la commission scolaire de l'Or-et-des-Bois. Le finissant au DEP terminera son cours sur le terrain. Géant Dormant embauche un professeur pour deux employés, afin de spécialiser le nouvel employé. Une méthode utilisée dans beaucoup d'endroits.