Industrie minière: le fer mais aussi d'autres minerais font miroiter l'avenir

ArcelorMittal expédie sa production du Mont-Wright, à Fermont,...

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ArcelorMittal expédie sa production du Mont-Wright, à Fermont, vers son usine de Port-Cartier, pour transformer le minerai en boulettes de fer.

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Le secteur minier est en ébullition. Les perspectives sont nombreuses, autant pour les entreprises que pour les chercheurs d'emploi. À l'occasion du congrès Québec Mines, l'équipe du Soleil fait le point sur cette industrie. »

Steeve Paradis, collaboration spéciale
Le Soleil

(Baie-Comeau) Depuis plus de 60 ans, l'économie de la Côte-Nord est largement tributaire de la santé de l'industrie minière, principalement du fer. Mais l'avenir dans ce secteur pourrait passer par d'autres minerais.

Présentement, l'industrie du fer est dans une phase majeure d'investissement. Des projets totalisant des milliards de dollars ont été annoncés dans les derniers mois, le principal étant celui de 2,1 mil­liards $ d'ArcelorMittal, qui veut agrandir sa mine de Mont-Wright.

Dans la région, on compte près de 5500 personnes qui travaillent directement dans l'industrie miniè­re, sans compter les milliers d'employés chez les sous-traitants des grandes compagnies. ArcelorMittal compte 2000 travailleurs dans ses installations de Port-Cartier et de Fermont, produisant 15 millions de tonnes de concentré de fer et neuf millions de tonnes de boulettes.

Pour sa part, la minière IOC don­ne de l'emploi à 1900 personnes au Labrador et à Sept-Îles et sort

20 millions de tonnes de minerai de fer de sa mine. La compagnie est le plus important producteur de minerai de fer au Canada. L'entreprise Cliffs, qui dispose aussi d'une mine au Labrador (quatre millions de tonnes de concentré) et d'installations portuaires à Sept-Îles, embauche 1000 employés. Finalement, Rio Tinto Fer et Titane, de Havre-Saint-Pierre, compte 300 employés et une production annuelle de trois millions de tonnes d'ilménite.

Sous-sol à explorer

D'autres projets d'exploitation du fer (lac Bloom, DSO) sont sur le point de se concrétiser sur la Côte-Nord, «mais si on connaît bien le potentiel pour le fer, c'est une tout autre chose pour les autres minéraux. On ne connaît pas vraiment encore le sous-sol de notre région», a indiqué Bernard Gauthier, président de la Corporation de promotion du développement minéral de la Côte-Nord.

«Pourtant, le marché est là, les compagnies junior ont de l'argent pour faire des campagnes de forage et les majeures étudient très sérieusement les analyses.»

Dans la Manicouagan, une certaine effervescence commence à se faire sentir. Il y a présentement 23 projets d'exploration dans la Manic et en Haute-Côte-Nord. «Notre potentiel minier est plus qu'intéressant et dans la foulée du Plan Nord, le temps est venu de le développer», a lancé Guy Simard, d'Innovation et Développement Manicouagan.

Ces derniers mois, on a découvert dans la région des indices intéressants de fer, titane, vanadium, platine, cuivre, graphite, nickel et, surtout, de terres rares comme le tantale. S'ils sont exploités un jour, ces terres rares pourraient contribuer à réduire la main­mise de la Chine sur ces matières. On parle aussi d'indices significatifs d'uranium, mais l'acceptabilité sociale pour ce genre de projet n'est pas encore au rendez-vous, a précisé M. Simard.

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