Plus de 30 milliards $ en projets miniers d'ici cinq ans

Tout comme l'exploitation, la planification d'un projet minier,... (Le Soleil, Louis Tanguay)

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Tout comme l'exploitation, la planification d'un projet minier, comme ici au quartier général de Stornoway Diamond dans la région des monts Otish, requiert  l'intervention de professionnels et de  techniciens dans de nombreuses disciplines, en plus de travailleurs  spécialisés en très forte demande.

Le Soleil, Louis Tanguay

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ZONE Industrie minière
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Le secteur minier est en ébullition. Les perspectives sont nombreuses, autant pour les entreprises que pour les chercheurs d'emploi. À l'occasion du congrès Québec Mines, l'équipe du Soleil fait le point sur cette industrie. »

Louis Tanguay
Louis Tanguay
Le Soleil

(Québec) De l'exploration à l'exploitation, les ressources minérales deviennent un enjeu de plus en plus important de l'avenir du Québec.

La fièvre monte non seulement du côté des investissements qui devraient dépasser les 30 milliards $ d'ici 2016, mais aussi au chapitre de la main-d'oeuvre, avec 12 800 postes à pourvoir d'ici 2020 et aussi sur le front de l'acceptabilité sociale qui préoccupe un nombre croissant d'individus et de communautés.

Sur le seul territoire du Plan Nord (au nord du 49e parallèle sur la carte), l'Association minière du Québec recense maintenant une vingtaine de projets «avancés» nécessitant des investissements de plus de 28,5 milliards $.

Carte

Dans la précédente mise à jour de ces chiffres, l'été dernier, on parlait de 25,6 milliards $.

Il suffit d'ajouter à ce relevé la seule valeur estimée des investissements dans trois des projets en cours en Abitibi (or, nickel, lithium) et d'un autre au Saguenay (niobium), pour largement dépasser les 30 milliards $.

La part du lion dans le déploiement de ces milliards ira aux gisements de minerai de fer concentrés le long de la frontière du Labrador.

Ailleurs, la liste des projets miniers est largement dominée par la mise en valeur de gisements d'or.

Une décision finale est attendue avec beaucoup d'intérêt sur la mise en exploitation, dans la région des monts Otish, d'une première mine de diamant au Québec sur le gisement Renard de Stornoway Mining dont le gouvernement du Québec est actionnaire à 37 %. La route à construire au coût de 331 millions $ pour y mener donnera accès à plusieurs autres gites minéraux.

La croissance du prix des métaux ces dernières années, surtout à cause des besoins énormes des économies en émergence, fait en sorte que des gisements qui avaient été abandonnés ces dernières décennies redeviennent rentables aux yeux des investisseurs.

D'autre part, on trouve de plus en plus d'intérêt à exploiter des gisements renfermant de très forts ton­nages de minerai à faible teneur.

L'extraction se fait donc souvent en excavant d'immenses fosses à ciel ouvert, ce qui ne manque pas de soulever la grogne des groupes environnementaux. Ceci oblige aussi les sociétés d'exploitation ou d'exploration à augmenter leurs efforts pour établir l'acceptabilité sociale de leurs projets. Déjà, aux premiers stades de la prospection, les sociétés d'exploration minière multiplient les con­tacts avec les communautés autochtones pour les associer à titre de partenaires à la découverte et à la mise en valeur des richesses de leur sous-sol.

Une autre tendance chez les minières qualifiées de juniors est cel­le de partager les risques en établissant des partenariats entre el­les pour mieux utiliser leurs com­pétences. Par exemple, Mines Virginia a conclu des ententes avec des multinationales et avec des joueurs plus petits pour faire évoluer ses propres découvertes. C'est ce qui lui permet de maintenir la présence la plus importante sur des jalonnements actifs sur le territoire de la Baie James.

Année record

Malgré la participation de plus en plus importante des grandes minières à la recherche de nouveaux gisements, les compagnies juniors continuent de fournir 61 % de cet effort, selon l'Institut de la statistique du Québec.

Pour l'année 2011 l'ISQ a prévu, par ses sondages périodiques, que le niveau des dépenses en exploration et en développement de nouveaux gisements défoncera tous les records à 2,9 milliards $. Une mise à jour de cette évaluation est attendue pendant Québec Exploration, le rendez-vous annuel qui attire à Québec à compter d'aujour­d'hui plus de 2000 professionnels de ce secteur. Le bruit court dans l'industrie que les 3 milliards $ seront dépassés et la fièvre devrait continuer de monter en 2012.

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