Les quelques projets présentés dans ce dossier vont contribuer, par leur envergure, leur fonction, leur emplacement ou même leur originalité, à modifier en profondeur le paysage. Au total, c'est près d'un milliard de dollars qui sont investis dans des édifices institutionnels ou administratifs des deux côtés du fleuve. Certains projets viennent tout juste d'être complétés, comme celui de GSK dans le parc technologique, alors que d'autres, comme le nouvel amphithéâtre, sont encore sur les planches à dessin.
Malgré tous ces projets, Québec affichait encore en juin le taux d'inoccupation des immeubles à bureaux le plus bas au pays, soit 4,2 % selon les données du Groupe Altus, un consultant en immobilier. Et ce sont les secteurs de la haute-ville et de la colline parlementaire, de Lebourgneuf et du boulevard Laurier où l'espace disponible était le plus rare.
Du côté de la valeur des permis de bâtir résidentiels et non résidentiels, la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec - regroupant principalement les villes de Québec et Lévis - affichait une hausse de 2,2 % en juillet dernier par rapport à la même période l'an dernier, pour une valeur totale de 115,1 millions $.
Meilleur trimestre
Pour l'ensemble du deuxième trimestre de l'année, c'est une hausse de 35,2 % par rapport au trimestre précédent qui est enregistrée, soit une valeur totale de 501,5 millions $. Il s'agit de la meilleure performance depuis le sommet de 519,6 millions $ au deuxième trimestre de 2009. La ventilation de ces données indique que chaque secteur a contribué aux bons résultats : industriel (580,5 %), institutionnel (37,7 %), commercial (34,1 %) et résidentiel (27,2 %).
«La diversité des projets privés et publics contribue d'ailleurs à maintenir la valeur des permis de bâtir à des niveaux historiquement élevés, a indiqué Louis Gagnon, économiste principal chez Québec International. La remontée de la valeur des permis de bâtir au deuxième trimestre laisse présager un automne occupé sur les chantiers de la région de Québec. À cet effet, selon une compilation de Québec International, une trentaine de projets, d'une valeur approximative de 2 milliards $, attendent les autorisations nécessaires ou le moment propice pour démarrer.»
Selon l'économiste principal chez Québec International, les chantiers résidentiels et d'immeubles à bureaux se tailleront la part du lion en raison des faibles taux d'inoccupation, soit de 1 % dans le secteur résidentiel et de 4,6 % pour les immeubles à bureaux.
Des pôles bien circonscrits
D'un côté ou de l'autre du fleuve, le développement des édifices administratifs s'organise autour de pôles bien circonscrits et choisis, entre autres, en raison de leur facilité de desserte par le transport en commun.
À Lévis, le secteur du Complexe Desjardins, de l'Université du Québec à Rimouski - campus Lévis et du quartier MICÉO est sans contredit l'épicentre du développement immobilier sur la Rive-Sud. Les autres secteurs ne sont cependant pas en reste, note Philippe Meurant, directeur de la Direction du développement à la Ville de Lévis.
Le développement est dicté, en quelque sorte, par "la reconfiguration du système de transport en commun sur un axe est-ouest autour duquel il y a une requalification des espaces pour favoriser l'implantation d'édifices à étages avec une mixité entre habitations, commerces et bureaux", indique M. Meurant.
Du côté de Québec, ce sont quatre centres majeurs d'activités qui sont privilégiés, soit le secteur D'Estimauville, le secteur Lebourgneuf, le centre-ville et le secteur Laurier, près des ponts. Ces quatre pôles sont désormais tous desservis par le service Métrobus avec ses voies réservées au transport en commun.
Il reste à voir, cependant, comment s'articulera le développement futur des liens autoroutiers pour supporter la hausse de circulation provoquée par la croissance de ces secteurs, en particulier celui du boulevard Laurier.
10 projets pour changer le visage de la région
> Le complexe Jules-Dallaire, phases 2 et 3
> Le Musée national des beaux-arts du Québec
> Le nouvel amphithéâtre
> Le nouveau siège social de La Capitale
> Le Super PEPS
> La revitalisation du complexe immobilier du Mouvement Desjardins
> Édifice Complan, projet ONIVO
> Le complexe Lebourgneuf
> L'édifice administratif de GlaxoSmithKline Biologicals
> L'édifice TPSGC à D'Estimauville
n.b. : L'ordre de présentation ne reflète pas une hiérarchie.