Le Petit Champlain: pas juste pour les touristes

Lise Charest, propriétaire de la boutique Pot en... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Lise Charest, propriétaire de la boutique Pot en Ciel et présidente du C. A. de la Coopérative de solidarité du quartier Petit Champlain, soutient que depuis quatre ans, il est plus facile de louer les locaux vacants dans le quartier.

Photo Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

ZONE Coopérative du Petit Champlain
ZONE Coopérative du Petit Champlain

La coopérative de solidarité du quartier Petit Champlain fête cette année son 30e anniversaire. En 1985, une cinquantaine d'artisans et de commerçants se sont regroupés pour acheter le parc immobilier du quartier. Pour cette deuxième de trois publications, Le Soleil se penche sur les succès vécus et les défis auxquels fait face la coopérative aujourd'hui. Prochain rendez-vous en novembre. »

<p>Laurie Richard</p>
Laurie Richard

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Oui, le quartier Petit Champlain attire les touristes avec ses jolies rues décorées et son air européen. Mais les gens de Québec devraient aussi y mettre les pieds plus souvent, croit la directrice générale de la Coopérative de solidarité du quartier, Pascale Moisan, car l'offre y est originale et les prix, pas plus élevés qu'ailleurs en ville.

Pascale Moisan, directrice générale de la Coopérative de... (Photo fournie par la Coopérative de solidarité du quartier Petit Champlain) - image 1.0

Agrandir

Pascale Moisan, directrice générale de la Coopérative de solidarité du quartier Petit Champlain.

Photo fournie par la Coopérative de solidarité du quartier Petit Champlain

Pour ses 30 ans, la coop s'est donnée comme mission d'aller rejoindre les résidents de Québec. «Les gens de Québec l'ignorent, mais 50 % de la clientèle qui nous visite vient de partout au Québec. Je me dis : si ces gens-là sont intéressés», pourquoi pas les habitants de notre ville? remarque Lise Charest, propriétaire de la boutique Pot en Ciel et présidente du C. A. de la coop.

De nombreux Québécois sont convaincus que les prix sont plus élevés dans le quartier Petit Champlain. À qualité égale, non, répondent en choeur administrateurs et commerçants. Certes, on y trouve davantage de boutiques haut de gamme, qui offrent des articles confectionnés par des artisans d'ici, soit des produits qui se vendent plus cher que des t-shirts fabriqués en Chine. «On a de très belles boutiques de qualité, différentes, un beau complément à l'offre du reste de Québec», remarque Mme Moisan. «On exige vraiment des produits de qualité, pas juste des souvenirs. Ça, on n'en a pas.»

En restauration aussi les prix se comparent facilement à ceux d'ailleurs en ville. Une question de survie, note Mme Moisan. Les travailleurs du quartier et les gens de Québec doivent pouvoir venir s'y sustenter. Sans clientèle locale, impossible de s'assurer un avenir. Un exemple simple : l'assiette que l'on commandera au Cochon Dingue du Petit Champlain ne coûtera pas plus cher que si on était attablé à une autre de leur succursale dans la ville.

Attirer les commerçants

On mise sur la qualité et l'authenticité lorsqu'il est temps de choisir un nouveau locataire, explique Mme Moisan. Des chaînes de restauration rapide comme Subway et Burger King ont tenté de s'implanter dans le quartier, sans succès. La coop s'en réjouit. On n'y trouve pas non plus de boutiques de grandes chaînes aujourd'hui, bien qu'il y ait eu le passage de Fruits et Passion et Lush, notamment.

Lorsque Mme Moisan est arrivée à la coopérative en 2012, «il y avait pas mal de locaux vacants», se rappelle-t-elle. Le quartier a depuis réussi à attirer des boutiques de qualité qui amènent à leur tour les clients, croit-elle.

«Il y a quatre ans, lorsqu'un local devenait libre, il était plus difficile de trouver un nouveau locataire, note Mme Charest. Ça ne se bousculait pas.» La direction et le C. A. se sont attaqués au problème et ont réussi au cours des dernières années à attirer plus d'une dizaine de nouveaux commerçants, tels quelques représentants de la région de Charlevoix (lire autre texte).

«Aujourd'hui, la situation passée est renversée, souligne Mme Charest. Les entreprises communiquent avec nous pour nous faire savoir un intérêt si un local se libère, alors que nous sommes dans une période où le commerce de détail est plus difficile.»

Un choix de vie

Il n'y a plus de commerce de proximité dans le quartier Petit Champlain depuis un moment, même pas un dépanneur où acheter du lait. Pourtant, les 42 logements du parc immobilier du Petit Champlain sont occupés. Et il y en a de tous les styles; ce ne sont pas uniquement des appartements haut de gamme. Certains ont même une vue sur le Château Frontenac.

Les résidents du quartier ont «choisi d'abord un style de vie», croit la directrice générale de la Coopérative de solidarité du quartier, Pascale Moisan. Ils sont conscients de ce que ça implique. «C'est piétonnier à partir de 11h, il faut qu'ils fassent leurs commissions avant s'ils veulent passer en auto pour sortir leur épicerie.» Mme Moisan croit toutefois que le départ du Marché du Vieux-Port fera mal. La plupart des résidents vont y faire leurs courses, dit-elle.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer